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Indre : une affaire de négligence envers des animaux devant le tribunal correctionnel de Châteauroux

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Une femme de 40 ans était jugée ce lundi à Châteauroux après la découverte à La Chapelle-Orthemale de chevaux, de lamas, de volailles livrés à eux-mêmes et non déclarés. Une mère de famille en détresse qui s'est laissée dépasser par la situation.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Charlotte Jousserand

Des chevaux, des lamas, des volailles, des cochons livrés à eux-mêmes. Triste découverte des gendarmes en décembre 2018 lorsqu'ils viennent perquisitionner une exploitation à La Chapelle-Orthemale, à l'ouest de Châteauroux. Ils découvrent des chevaux et des lamas non-déclarés, une centaine de volailles, des caprins qui errent un milieu des débris de voitures, des cochons dans un box sans eau propre, un cadavre de mouton dans un hangar... Ils découvrent également une tortue Cistude, une espèce protégée. 

Une mère de famille dépassée par la situation

La propriétaire de tous ces animaux était jugée ce lundi devant le tribunal correctionnel de Châteauroux dans cette affaire de négligence envers des animaux. À la barre, c'est une femme en détresse, complètement dépassée par la situation, qui est venue se défendre. Incapable de dire combien d'animaux sont présents sur la propriété, cette mère de famille de 40 ans est revenue sur les faits. 

À l'origine, ces animaux appartenaient à son compagnon, qui faisait du commerce de chevaux depuis des années. Après plusieurs signalements et une première perquisition en décembre 2018, l'homme se suicide. L'avocate de sa compagne explique qu'il avait dit qu'il ne voulait pas aller en prison. 

"Comment faites vous pour travailler à plein temps dans une maison de retraite, vous occuper de vos deux filles et vous occuper en même temps de tous ces animaux ?"

La mère de famille se retrouve donc seule au milieu de tous ces animaux."Comment faites vous pour travailler à plein temps dans une maison de retraite, vous occuper de vos deux filles et vous occuper en même temps de tous ces animaux ?", s'interroge le président du tribunal. La femme de 40 ans reste silencieuse, la tête baissée. 

"Vous n'avez ni les connaissances, ni les ressources, ni le temps nécessaire pour gérer tout ça", renchérit la substitut du procureur. "On a tout essayé pendant deux ans pour qu'elle se mette en règle". Même s'ils sont moins nombreux, il reste encore aujourd'hui des animaux sur la propriété, malgré une deuxième perquisition en juillet 2019. Des animaux qui vivent "dans des conditions de détention inadaptées", estime à la barre une technicienne de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations. 

Pas de maltraitance avérée, estime le tribunal 

L'avocate de la prévenue prend sa défense. "Elle a menti pour protéger son compagnon, et aujourd'hui, elle se retrouve à la barre pour des erreurs qu'il a commises", estime-t-elle. Finalement, le tribunal tranche et estime qu'il n'y a pas de maltraitance avérée envers ces animaux, mais lui interdit d'avoir une activité professionnelle avec des animaux. Elle écope de 2.500 euros d'amende avec sursis. Les chevaux et les lamas non-déclarés, ainsi que la tortue, sont confisqués.

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