Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Infanticide de Barsac : le verdict attendu ce vendredi matin

-
Par , France Bleu Gironde

La cour d'assises de la Gironde doit rendre son verdict vendredi après trois jours de procès d'Aurélie Coulon, jugée pour le meurtre de sa fille de 9 ans, Manon, tuée d'un tir de carabine à Barsac le 9 mars 2015. L'avocat général a demandé l'abolition du discernement de l'accusée.

La cour d'assises de Bordeaux
La cour d'assises de Bordeaux © Maxppp - STEPHANE LARTIGUE

Bordeaux, France

Le verdict est attendu vendredi à la cour d'assises de la Gironde, après trois jours de procès d'Aurélie Coulon.  Cette femme âgée de 37 ans aujourd'hui est jugée pour le meurtre de sa fille de 9 ans, Manon, tuée d'un tir de carabine à Barsac le 9 mars 2015.  L'avocat général a demandé à la cour de reconnaître l'abolition du discernement d'Aurélie Coulon au moment des faits, ce qui entraînerait son irresponsbilité pénale.  

Altération ou abolition du discernement ?

Après les dernières déclarations d'Aurélie Coulon, les jurés auront à répondre à 11 questions, et la plus importante est sans doute celle qui a le plus occupé les débats depuis quatre ans, et pendant ces trois jours de procès : Aurélie Coulon était-elle consciente de ses gestes lorsque le lundi 9 mars 2015 au matin, elle a tiré avec une carabine sur sa fille de 9 ans à la sortie du village de Barsac? 

La tâche n'est pas facile car entre l'altération du discernement, qui peut entrainer une responsabilité pénale, et l'abolition du discernement qui empêche une condamnation, la frontière est très mince, comme en témoignent les rapports des experts psychiatres.  La majorité a conclut à l'altération, mais le dernier en date, réalisé au regard des quatre années passées depuis le meurtre, penche pour l'abolition. C'est à ce rapport que l'avocat général a choisi de se rallier, tout en recommandant l'obligation de soins pour Aurélie Coulon. 

Le "pourquoi" toujours en suspend

Quant à la mort de Manon, si la question du "comment" a été éclaircie par l'accusée, les parties civiles attendent toujours le "pourquoi". Le seul obstacle à cette réponse est encore aujourd'hui le déni dans lequel Aurélie Coulon s'est réfugiée.