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Faits divers – Justice

Dans l'affaire Wissam El-Yamni, la pose d'une stèle dans un jardin public de Clermont fait polémique

mercredi 15 novembre 2017 à 18:06 Par Olivier Vidal, France Bleu Pays d'Auvergne

Samedi, une cérémonie en mémoire de Wissam El-Yamni sera organisée au jardin Lecoq de Clermont. Un arbre sera planté, une stèle évoquant les violences policières érigée à la demande de la famille, demande acceptée par la mairie. La décision créé un vif émoi dans les rangs de la police clermontoise.

Les proches de Wissam El-Yamni mobilisés pour connaitre la vérité
Les proches de Wissam El-Yamni mobilisés pour connaitre la vérité © Radio France - Claudie Hamon

Clermont-Ferrand, France

La cérémonie prévue ce samedi au jardin Lecoq dans le centre-ville de Clermont-Ferrand fait déjà polémique. A la demande de la famille de Wissam El-Yamni, un arbre sera planté et une stèle évoquant les violences policières érigée en début d'après-midi. Le maire de la ville Olivier Bianchi a accepté cette demande.

L'instruction est toujours en cours

Aujourd'hui pourtant, le premier magistrat de la ville refuse de commenter sa décision, il est vrai qu'elle fait polémique. Wissam El-Yamni est décédé neuf jours après son interpellation la nuit de la Saint Sylvestre en 2011. La famille évoque des violences policières pour expliquer le décès de ce trentenaire clermontois issu du quartier de la Gauthière. Sauf que l'instruction est toujours en cours et que les deux policiers visés par les accusations de la famille sont aujourd'hui, après avoir été mis en examen, placés sous le statut de témoin assisté. L'enquête se poursuit. En avril dernier la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Riom a demandé une nouvelle contre-expertise pour expliquer le décès de Wissam El-Yamni. Pour l'heure donc, les deux mis en cause sont présumés innocents.

Vif émoi au sein des rangs de la police clermontoise

La nouvelle de cette cérémonie a créé un vif émoi au sein des rangs de la police clermontoise. "On ne comprend pas cette décision du maire, ni où il veut en venir" commente Frédéric Saby responsable départemental du syndicat unité SGP Police FO. "C'est une décision qui va remettre de l'huile sur le feu et qui peut créer des troubles à l'ordre public sur le site", continue ce délégué qui, avec ses collègues de quatre autres syndicats, a saisi le préfet du Puy-de-Dôme sur cette question lors d'un comité technique police en début de semaine. Aujourd'hui, le préfet Jacques Billant ne fait aucun commentaire sur cette "affaire".

De son côté le procureur de la république de Clermont a relayé l'inquiétude des policiers auprès du maire de Clermont. "Je lui ai rappelé qu'une enquête était en cours et mis en garde sur l'interprétation qui pouvait être faite de cette cérémonie" explique Eric Maillaud.