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Faits divers – Justice

INFO France Bleu : le médecin de la police du Grand Est visé par 12 autres plaintes pour agression sexuelle

Le médecin-inspecteur régional de la police dans le Grand Est qui comparaît ce mardi à Reims pour agression sexuelle sur 10 adjoints de sécurité est également visé par 12 autres plaintes reçues à l'IGPN. Un nouveau procès aura lieu à Metz prochainement. 22 plaintes ont donc été enregistrées.

Le médecin-inspecteur régional de la police était basé à Metz et couvrait 10 départements du Grand Est (Illustration)
Le médecin-inspecteur régional de la police était basé à Metz et couvrait 10 départements du Grand Est (Illustration) © Maxppp - James Hardy

Grand Est, France

Un médecin inspecteur régional de la police comparait ce mardi après-midi à 14h au tribunal correctionnel de Reims pour des faits d'agression sexuelle sur 10 adjoints de sécurité, 9 femmes et un homme. Tous dénoncent des gestes déplacés en visite médicale. Depuis que l'affaire a été révélée par France Bleu Lorraine, 12 autres plaintes ont été reçues à l'IGPN, l'inspection régionale de la police nationale et transmises au parquet de Metz. "Sous réserve que les nouveaux faits dénoncés ne soient pas prescrits, ils feront l'objet de poursuites", précise le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri. Le médecin n'en a donc pas fini avec la justice puisqu'il y aura un nouveau procès à Metz.   

Palpations mammaires appuyées, seins nus, et attouchements

Âgé de 63 ans, ce médecin-inspecteur gérait le suivi médical des policiers de 10 départements du Grand Est, de Lorraine, Alsace et Champagne-Ardenne. Après les plaintes des 10 adjoints de sécurité et sa garde à vue fin janvier, l'homme a été placé sous contrôle judiciaire et suspendu de ses fonctions pour des faits commis les 12, 13 et 14 juin 2018 à Reims et le 6 novembre 2014 à Mulhouse. 

Le médecin qui l'a remplacé dans ces fonctions a, lui aussi, jeté l'éponge le mois dernier.

Un homme décrit comme tout puissant au sein de la police

C'est lors de visites d'aptitude physique que les 10 futurs adjoints de sécurité ont dénoncé des palpations mammaires appuyées, seins nus, ou, pour la seule victime masculine, des attouchements sur ses parties intimes, sans aucun rapport avec une visite médicale professionnelle. Les victimes, choquées, l'ont signalé à l'école nationale de police à Reims, où elles étaient admises. 

Le silence de la hiérarchie policière dénoncé par des victimes

Une fin de carrière brutale pour cet homme décrit comme tout puissant au sein de la police. Depuis, les langues se délient. Une policière alsacienne affirme par exemple avoir du enlever son soutien-gorge alors qu'elle venait pour une hernie discale

Camille, agent au ministère de l'Intérieur en Lorraine, a subi elle aussi par le passé ces drôles de visites médicales et elle dénonce le silence de sa hiérarchie : "Ils ont laissé faire cet homme-là malgré les dénonciations en interne, de ma part ou d'autres personnes. J'ai mal, pour moi et pour toutes les autres victimes qui auraient pu être épargnées".