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INFO FRANCE BLEU - Une enquête pour des soupçons de violences sur des mineurs placés en Mayenne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Une enquête judiciaire est en cours au sujet de violences qui auraient été commises entre 2015 et 2019, au centre éducatif renforcé de Soulgé-sur-Ouette. Plusieurs enfants auraient été victimes de la violence d'éducateurs. L'un d'eux occupe même une fonction provisoire de chef de service.

(illustration)
(illustration) © Maxppp - Lionel Guericolas

En 2019, le parquet de Laval a ouvert une enquête autour du centre éducatif renforcé Roger Hyvard de Soulgé-sur-Ouette, après le signalement d'au moins un salarié. Une structure dépendant de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui accueille des mineurs de 13 à 18 ans, primo-délinquants, après ordonnance d'un juge et qui est une alternative à la prison. Des jeunes avec des parcours de vies compliqués. D'après les informations de France Bleu Mayenne, ces faits de violences présumées auraient eu lieu entre 2015 et 2019. Ils auraient été commis par deux éducateurs. Ils sont visés par l'enquête judiciaire, tout comme l'ancien directeur du CER.

Des coups de poings, des coups de genoux ?

Le procureur de la république à Laval, Céline Maigné, confirme l'ouverture de cette enquête et indique qu'elle "n'est pas tout à fait terminée". Il reste au moins un jeune à entendre dans cette affaire. Alors quels sont les faits présumés de violences, reprochés aux éducateurs ? "Des coups de poings, des coups de genoux" explique un ancien salarié du centre éducatif renforcé, qui préfère rester anonyme. Un jeune aurait même eu la tête frappée contre un poteau. "Pour une cigarette, les jeunes pouvaient être cloués au sol" ajoute un autre ancien éducateur. "Les choses se sont dégradées il y a quelques années quand le nouveau directeur est arrivé. Il chauffait certains éducateurs" termine cet homme qui a quitté le CER de Soulgé-sur-Ouette, écœuré par la situation. 

Contactée, la direction d'Inalta, l'association qui gère la structure, explique qu'il y a eu à plusieurs reprises "des situations de tensions" entre des mineurs et des éducateurs. D'après Inalta, aucun fait de violence gratuite n'a été pour l'instant avéré. "Il peut y avoir des actes de contenances réalisés par des éducateurs lorsqu'un jeune sombre dans la colère ou est hors de contrôle" nous explique-t-on. Pour une ancienne salariée du centre éducatif renforcé, les violences qui auraient été commises par les deux éducateurs étaient aussi d'ordre psychologique. "Un gamin avait cinq minutes pour prendre sa douche. Il y en a deux pour sept gosses. Et bien eux ils coupent le compteur d'eau parce que la douche dure cinq minutes et trente secondes" se désole-t-elle.

Visé par l'enquête mais nommé chef de service

Élément pour le moins surprenant : un des éducateurs visés par l'enquête a été promu chef de service du centre éducatif renforcé il y a quelques semaines. Une fonction "temporaire" assure la direction d'Inalta car le directeur (lui aussi visé par l'enquête) a récemment quitté son poste, via une rupture conventionnelle. Inalta invoque la présomption d'innocence et estime que l'éducateur "donne satisfaction dans l'encadrement". 

N'aurait-il pas fallu l'écarter de la structure mayennaise et donc des jeunes le temps de l'enquête ? "Si les choses se sont passées telles qu'elles m'ont été racontées, ce n'est pas acceptable. Très franchement j'ai eu beaucoup de doute sur cette prise en charge et cela me peine" explique Élisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne. L'élue a participé, le 24 mars dernier, à une conférence téléphonique avec la préfecture sur la situation inquiétante du CER de Soulgé-sur-Ouette. Fabienne Chambry de la Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse Maine et Loire-Sarthe-Mayenne était également présente. 

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