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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Injures antisémites contre Alain Finkielkraut : un "gilet jaune" mulhousien jugé à Paris

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Un Mulhousien de 36 ans sera jugé mercredi par le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d'avoir proféré des insultes antisémites à l'encontre du philosophe Alain Finkelkraut, en marge d'une manifestation de gilets jaunes.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux avaient suscité une vague d'indignation.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux avaient suscité une vague d'indignation. - Capture d'écran

Mulhouse, France

L’affaire avait eu beaucoup d’écho le 16 février 2019. En marge d’une manifestation de gilets jaunes à Paris, dans le quartier Montparnasse, des propos virulents avaient été tenus par un petit groupe de gilets jaunes à l’encontre du philosophe Alain Finkielkraut. Des injures qui avait suscité l'indignation de la classe politique.

L’un des auteurs présumé avait été rapidement identifié. Benjamin Weller, un Mulhousien de 36 ans, comparait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Il devra répondre "d'injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". Les poursuites ont été engagées par le parquet. Le philosophe Alain Finkielkraut n’a pas porté plainte et devrait être absent à l'audience.

Proche de la mouvance salafiste

Le prévenu, un père de famille de 5 enfants, gilet jaune sur le dos, barbu, est l'homme le plus reconnaissable sur les vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Il lui est reproché d'avoir crié entre autre au philosophe : "espèce de sioniste", "sale race", "t'es un haineux et tu vas mourir". 

Converti à l'islam, il a participé à plusieurs reprises à des actions des gilets jaunes depuis mi-décembre au rond-point du Kaligone à Kingersheim avec quelques amis. Ils se trouvaient néanmoins en marge du mouvement, avant d'en être rejeté par le noyau dur qui voyaient en eux des extrémistes venus prêcher un islam rigoriste. L'homme n'est pas fiché S, mais "c'est quelqu'un qui manifestement a une forme de radicalisation", avait réagi la ministre de la justice Nicole Belloubet. 

On veut en faire le symbole du gilet jaune antisémite" - Me Chamy, l'avocat du prévenu

Pour son avocat Me André Chamy, s'il y a bien eu des injures, il n'y a pas de caractère antisémite. "On a essayé de chercher le gilet jaune, antisémite, il va en devenir le symbole. Cette affaire a été amplifiée". Deux jours après la manifestation parisienne Benjamain Weller a perdu son emploi en Suisse. Il a désormais son propre commerce à Mulhouse. Il encourt une peine d'un an de prison et 45.000 euros d’amende