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Faits divers – Justice

Inondations de Lamalou-les-Bains : le parquet de Béziers demande le renvoi en correctionnelle du maire de l'époque

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Par , France Bleu Hérault

Le parquet de Béziers a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de Philippe Tailland, maire de Lamalou -les-Bains en septembre 2014, au moment des inondations qui ont fait quatre morts. Il demande un non-lieu pour les cinq autres personnes mises en examen.

La stèle érigée après les inondations meurtrières de Lamalou-les-Bains (Hérault)  en septembre 2014
La stèle érigée après les inondations meurtrières de Lamalou-les-Bains (Hérault) en septembre 2014 © Radio France - Stéfane Pocher

Lamalou-les-Bains, France

Cinq ans après les dramatiques inondations qui ont fait quatre morts dans la nuit du 17 au 18 septembre 2014 à Lamalou-les-Bains, Raphael Balland, le procureur de la République de Béziers, a communiqué le réquisitoire définitif de son prédécesseur, Yvon Calvet, en date du 30 août 2019. Il requiert le renvoi devant le tribunal correctionnel du maire de l'époque, Philippe Tailland, des chefs de blessures et d'homicides involontaires, en raison de fautes caractérisées. 

Le procureur point "l'absence de décision que, pourtant, la situation commandait "

Dans son réquisitoire ,Yvon Calvet relève un certain nombre de carences dans l'évaluation et dans le suivi du phénomène pluvieux-orageux intense qui avait débuté la veille du drame. Il pointe " l'absence de décision que, pourtant, la situation commandait : de ne pas avoir procédé à l'évacuation du terrain de camping, mesure qui s'imposait au regard des précipitations tout à fait exceptionnelles qui s'étaient abattues au cours des journées des 16 et 17 septembre 2014." 

Le procureur reconnait que tous ces manquements ne peuvent être imputés à Philippe Tailland qui avait pris ses fonctions de maire quelques mois avant, en avril 2014, mais il ajoute qu'il avait "nécessairement connaissances des risques d'inondation en raison de ses responsabilités passées d’élus communal et de sa domiciliation continue sur la commune depuis plusieurs décennies."

Non-lieu requis pour les cinq autres personnes

En revanche, le parquet de Béziers a requis un non-lieu au bénéfice des cinq autres personnes qui étaient également mises en examen, à savoir l'ancien maire, Marcel Roques, un adjoint et trois employés municipaux (le directeur des services, la gardienne du camping, le directeur des services techniques).

Le procureur de Béziers précise que ce réquisitoire définitif a été notifié ces derniers jours aux parties, mises en examen et parties civiles, afin qu'elles fassent connaître leurs observations au magistrat instructeur qui décidera ensuite s'il clôture l'instruction en renvoyant, ou pas, devant le tribunal correctionnel, une ou plusieurs personnes mises en examen.

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