Faits divers – Justice

Instituteur agressé par une mère d'élève : procès reporté

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu jeudi 26 janvier 2017 à 18:52

L'entrée de la salle de comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance de Nantes.
L'entrée de la salle de comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance de Nantes. © Radio France - Pascale Boucherie

La mère de famille accusée d'avoir agressé l'instituteur de sa fille mardi soir dans l'enceinte de l'école Gay-Lussac de Nantes, demande un délai pour préparer sa défense. Son procès est reporté au 2 mars.

La mère de famille placée en garde à vue mardi soir après avoir agressé le professeur de son enfant est ressortie libre, ce jeudi après-midi, du palais de justice de Nantes. Elle a demandé un délai pour préparer sa défense. D'ici là, cette femme de 28 ans est placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître dans l'école de sa fille, interdiction d'entrer en contact avec l'enseignant, et obligation de soins psychologiques.

Au cours de l'audience de comparution immédiate, cette femme de 28 ans, vendeuse démonstratrice pour cosmétiques, apparaît dans le box des prévenus face au professeur des écoles qu'elle a agressé. Mais elle ne dit rien des circonstances

C'est son avocate, Agathe Bignan, qui parle en son nom :

Ma cliente a été marquée par beaucoup de choses dans son enfance. Elle reconnaît les faits, elle comprend la souffrance engendrée chez le professeur et trouve tout à fait opportune l'obligation de soins". - maître Agathe Bignan

La présidente du tribunal énonce la longue liste des faits reprochés : crachats, injures, violences. Et les menaces : "s'il arrive quelque chose à ma fille je vais te péter les dents, tu pourras plus parler, plus manger, je vais te péter les genoux, te casser la gueule, je vais venir te buter."

Tout serait parti d'un ballon lancé sur la tête de sa fille pendant une séance de sport.

Le procureur, Pierre Dupire, souligne un problème psychologique évident.

Cette femme a des réactions disproportionnées quand elle a l'impression dans son monde à elle que son enfant a pu être atteint". - le procureur Pierre Dupire

L'enseignant de l'école publique Gay-Lussac victime de l'agression ne porte pas de traces de coups apparents, mais il a les traits tirés. Il échange quelques mots avec son avocat. Et se refuse à tout commentaire.