Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Interdiction du burkini : le conseil municipal de Lorette à huis clos

Conseil municipal en grande partie à huis-clos mercredi soir à Lorette, le maire l'a fait voter juste avant de débattre du nouveau règlement des Blondières, celui où il a d'abord été question d'interdire le port du voile et du burkini, avant que le maire fasse marche arrière.

Le conseil municipal de Lorette où devait être débattu l'arrêté concernant le plan d'eau des Blondières avant le vote d'un huis clos.
Le conseil municipal de Lorette où devait être débattu l'arrêté concernant le plan d'eau des Blondières avant le vote d'un huis clos. © Maxppp - Celik Erkul

Lorette, France

"C'est scandaleux, il est gonflé ! " Teddy Pestel ne décolère pas au lendemain du conseil municipal de Lorette. Ancien élu d'opposition, il était dans l'assistance ce mercredi soir en mairie de Lorette avec six autres personnes. Public qui a été prié de sortir de la salle en pleine réunion.

"Il y a d'abord eu un premier débat, tout le monde écoutait sagement et puis le maire a demandé le huis clos (...). Un seul élu s'est levé contre", raconte Teddy Pestel. Gérard Tardy voulait ainsi "pouvoir délibérer sans être importuné" sur le règlement du plan d'eau des Blondières. Texte sur lequel les élus municipaux devaient voter de nouveau puisque le précédent règlement qui précisait l'interdiction du port du voile et du burkini a dû être suspendu au début du mois, après la demande d'explications du préfet de la Loire et l'intervention de plusieurs associations. Ce Lorettois explique aussi qu'il a fallu l'intervention de la police municipale pour faire sortir le public.

Pour accéder à la plage, "une personne portant un voile ou un foulard doit être identifiable", stipule le nouveau texte. "Seuls les vêtements conçus pour la baignade et permettant le respect des règles d'hygiène et de sécurité sont autorisés", précise l'arrêté municipal.

Le maire de Lorette fait l'objet d'une enquête préliminaire pour discrimination à la suite de plaintes déposées par la Fédération nationale Maison des Potes - Maison de l’Égalité et par SOS Racisme Loire.

Gérard Tardy doit ainsi être entendu pour une suspicion de "refus de l'accès à un service dans un lieu recevant du public" avec ce pictogramme qui représentait la tête d'une femme voilée, barrée d'un trait rouge

Gérard Tardy, le maire, ne répond pas à nos sollicitations. Un seul élu a accepté de nous parler, pas celui qui s'est levé contre le huis clos. Selon lui, il a été question de modifier le règlement du plan d'eau en s'inspirant de ceux régissant les bases de loisirs et piscines alentours afin "de ne plus faire de vagues".

Le nouveau règlement devait être affiché incessamment à l'entrée du plan d'eau communal.

Les élus sont des "godillots", le maire a un conseil municipal "à [sa] botte", Teddy Pestel

À LIRE ÉGALEMENT

►► Arrêté anti burkini : le maire de Lorette se défend, les musulmans le vivent mal

►► Arrêté anti burkini : le préfet de la Loire demande des explications au maire de Lorette

►► Le maire de Lorette retire son arrêté anti burkini