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Éducation

Interdiction du portable dans les écoles et collèges : le débat s'ouvre à l'Assemblée nationale

mercredi 6 juin 2018 à 18:31 - Mis à jour le jeudi 7 juin 2018 à 11:27 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Les députés examinent à partir de jeudi une proposition de loi dont l'objectif est d'interdire le téléphone portable dans les écoles et collèges. Avec une question : faut-il ou non l'appliquer au corps enseignant ?

L'interdiction s'appliquerait aux écoles maternelle, primaire et au collège.
L'interdiction s'appliquerait aux écoles maternelle, primaire et au collège. © Maxppp -

L'Assemblée nationale se penche, à compter de ce jeudi, sur la proposition de loi visant à interdire le téléphone dans les collèges et écoles. Une mesure promise par Emmanuel Macron durant la campagne, l'an passé.

Le texte vise à combattre l'usage abusif des écrans par les enfants, la fréquentation des sites pornographiques et le cyberharcèlement, a expliqué le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, lors des questions d'actualité mercredi à l'Assemblée nationale.

Des modalités pratiques non définies

Concrètement, la proposition de loi, qui entrerait en application dès la rentrée prochaine, proscrirait l'utilisation d'un téléphone mobile par un élève dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges. L'appareil pourra toutefois être accepté en classe à des fins pédagogiques et dans les lieux où le règlement intérieur l'autorise expressément. Le principe d'interdiction existe déjà dans le Code de l'éducation. Son inscription dans la loi renforce son application, même si les modalités pratiques restent à définir.

Sur ce sujet, Jean-Michel Blanquer a assuré jeudi devant les députés qu'il n'était "pas question d'imposer une modalité" aux établissements comme l'installation de casiers pour déposer les téléphones. "Pour accompagner les établissements dans la mise en oeuvre concrète" de la mesure, il a annoncé la publication prochaine d'un "vade-mecum".

Les adultes doivent "pouvoir répondre aux situations d'urgence"

La question fait cependant débat. Certains députés et organisations de parents comme la PEEP et la FCPE, évoquent notamment des problèmes de logistique et de surveillance pour les familles. Autre pomme de discorde : l'éventualité d'interdire l'usage du portable au personnel et au corps enseignant. 

Un amendement du groupe LREM, majoritaire à l'Assemblée, suggère en effet d'étendre l'interdiction à l'ensemble de la "communauté éducative". La rapporteure Cathy Racon-Bouzon (LREM) est cependant contre l'extension de l'interdiction, car les adultes doivent "pouvoir répondre aux situations d'urgence" notamment en matière de sécurité.

Selon l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), 93% des 12-17 ans disposaient d'un téléphone portable en 2016.