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Faits divers - Justice

Interdite d'implantation et d'exercice à Limoges, une "agence" d'avocats saisit l'autorité de la concurrence

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Par , France Bleu Limousin
Limoges, France

Le cabinet parisien "AGN avocats" s'apprête à ouvrir une agence à Limoges, mais le conseil de l'ordre des avocats de Limoges a bloqué le projet. Le bâtonnier évoque un concept de cabinet qui n'est pas "conforme à la déontologie".

L'agence, au 5 boulevard Victor Hugo à Limoges, est fermée pour l'instant.
L'agence, au 5 boulevard Victor Hugo à Limoges, est fermée pour l'instant. © Radio France - Justine Dincher

C'est un bras de fer qui s'est engagé entre une "agence" d'avocats et l'ordre des avocats de Limoges (Haute-Vienne). La société parisienne AGN avocats, qui compte 14 "agences" en France dans neuf barreaux, souhaite ouvrir une franchise à Limoges. L'ordre des avocats leur a interdit au mois de janvier. "AGN avocats n'est pas conforme à la déontologie", explique le bâtonnier de Limoges qui ne commente pas plus cette affaire en cours. Pour protester, la société parisienne a saisi l'autorité de la concurrence le 8 février

Une agence prête à ouvrir

Au 5 boulevard Victor Hugo, les passants peuvent voir cette grande vitrine peinte en blanc. C'est ici qu'AGN avocats souhaite ouvrir son agence. En apparence, les locaux ressemblent davantage à ceux d'une agence bancaire plutôt qu'à ceux d'un cabinet d'avocats avec une plaque en laiton à l'entrée. "À l'intérieur, il y a une agence AGN prête à l'emploi... mais, à l'extérieur, il y a une interdiction d'exercer, donc nous n'avons pas apposé de signes distinctifs", résume Maître Philippe Charles, un des fondateurs de la société.  

Un problème de vitrine

Le conseil de l'ordre de Limoges a prononcé "quatre interdictions inédites" d'après AGN avocats : "interdiction d'implantation, d'exercice, de recrutement et d'activation d'un site Internet". "Le fait d'avoir une vitrine avec des domaines de compétences affichés, le fait de proposer certains services en ligne à un prix qui peut-être inférieur au prix de l'aide juridictionnelle, sont des éléments qui nous sont reprochés par le conseil de l'ordre à Limoges", explique Philippe Charles.

Un concept nouveau

La franchise à Limoges serait gérée par un avocat parisien, originaire de Limoges. Il a recruté et formé deux avocates limougeaudes pour l'accompagner. Leur concept : des prestations sur Internet (pour les divorces ou les loyers impayés) et des prix forfaitaires (75 euros par exemple pour une première consultation pour les particuliers). 

"Le marché du droit s'est construit sur un modèle classique et dominant qui a traversé le fil des ans, mais aujourd'hui, les avocats sont obligés de re-penser leur manière d'exercer parce qu'ils subissent une concurrence qui arrive de l'extérieur. Face à cela, il faut que l'ordre de Limoges prenne conscience que le marché du droit n'est pas que le marché des avocats. Il est aussi le marché des experts-comptables et des acteurs d'Internet. Entreprendre est un droit, Limoges n'en fait pas exception en France", réagit Philippe Charles. Il y a deux mois, AGN avocats avait également saisit l'autorité de la concurrence pour un conflit du même ordre à Toulouse. Finalement, la société avait pu ouvrir sa filiale dans la ville rose.

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