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Faits divers – Justice

Interné en hôpital psychiatrique, l'avocat Bernard Ripert a été libéré ce mercredi

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Ténor du barreau de Grenoble, Bernard Ripert, avocat, interné d'office en psychiatrie lundi, est sorti mercredi soir du centre spécialisé de Bassens (Savoie) après la levée de cette mesure.

L'avocat Bernard Ripert. (Image d'archives)
L'avocat Bernard Ripert. (Image d'archives) © Maxppp -

Grenoble, France

"Je suis allée lui rendre visite et c'est à cette occasion que je l'ai appris", a déclaré à nos confrères de l'AFP Rose-Marie Ripert, l'épouse de l'avocat Bernard Ripert qui a pu quitter l'hôpital vers 19 h 30 avant de rejoindre son domicile proche de Chambéry.

Bernard Ripert, historique défenseur du groupe d'extrême-gauche "Action directe", y avait été interpellé lundi matin et placé en garde à vue à Grenoble pour des faits d'"intimidation envers un magistrat". Hospitalisé pour un problème d'hypertension durant sa garde à vue, une expertise psychiatrique avait conclu que son état justifiait "une hospitalisation sous contrainte", selon le parquet.

Plusieurs expertises contradictoires

Selon les informations de France Bleu Isère, une expertise psychiatrique a contredit les deux précédentes ce qui a conduit la préfecture de la Savoie à lever la mesure d'internement ce mercredi soir.

"Le séjour qu'il a fait en hôpital psychiatrique a quand même été éprouvant. Je le trouve fatigué mais il est toujours aussi combatif et déterminé", a confié Rose-Marie Ripert à l'AFP.

Les avocats choqués par le traitement de leur confrère

Dans un communiqué, le Conseil national des barreaux (CNB) s'est félicité de l'issue de l'affaire. Le président du CNB, Pascal Eydoux, "demeure vigilant face aux pratiques qui consistent à placer en garde à vue, menotter et interner un avocat pour des faits en relation avec l'exercice de la défense".

La garde à vue et l'internement de Bernard Ripert avaient précédemment été condamnés par le Syndicat des avocats de France et l'Association des avocats pénalistes. Une centaine d'avocats se sont rassemblés mardi près du palais de justice de Grenoble en soutien à leur confrère.

Coutumier des coups d'éclat, l'avocat a été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Il avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de "roquet" et dit d'un président de cour d'assises qu'il avait "triché" et "menti". Suspendu provisoirement dans le cadre de nouvelles poursuites disciplinaires, il doit être jugé le 2 juin par la cour d'appel.