Faits divers – Justice

Interpellation à l'aide d'une poubelle : le policier messin poursuivi pour violences volontaires a été relaxé

Par France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Lorraine Nord mardi 22 mars 2016 à 11:58

L'accrochage entre jeunes et policiers s'était produit devant la prison de Metz.
L'accrochage entre jeunes et policiers s'était produit devant la prison de Metz. © Maxppp -

Un policier messin, poursuivi pour violences volontaires lors d'une interpellation en septembre 2015, a été relaxé ce mardi par le tribunal de Metz. Le fonctionnaire avait poussé une poubelle vers deux hommes en scooter. Pour la justice, il n'y avait pas intention de blesser.

Le policier messin qui avait interpellé deux hommes à l'aide d'une poubelle, en septembre 2015, a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel de Metz. Ce fonctionnaire était poursuivi pour violences volontaires. Les circonstances de l'interpellation ne sont pas courantes. Le policier voulait interpeller deux hommes qui venaient de lancer des colis par dessus le mur d'enceinte de la prison de Metz-Queuleu. Il a poussé une benne à ordures vers le scooter des deux individus. L'un d'eux a été blessé au bras.

Les deux interpellés reprochaient au policier d'avoir fait exprès de les faire chuter. Le fonctionnaire, lui, affirmait qu'il avait poussé cette poubelle pour se protéger. Le tribunal correctionnel de Metz a suivi les réquisitions du parquet. Pour la représentante du procureur, qui avait demandé la relaxe, le policier n'avait pas l'intention de blesser quiconque, même si une interpellation à l'aide d'une poubelle sort quand même de l'ordinaire.

Des interpellations de plus en plus difficiles"

Pour l'avocate du policier, Me Virginie Weber, cette décision rend à la police sa dignité, "les interpellations sont de plus en plus difficiles et les individus de plus en plus dangereux".

Pour l'avocat des deux plaignants au contraire, Me Fiorani, cette relaxe est "regrettable". L'un de ses clients s'était blessé au bras en chutant du scooter, 5 jours d'interruption temporaire de travail. Pour autant, il n'a pas encore décidé s'il faisait appel.

"Ce policier a retrouvé sa dignité" selon son avocate.