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Interpellation musclée en gare de Fleury-les-Aubrais : pas de faute, selon la police des polices

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Par , France Bleu Orléans

Le 16 septembre dernier, un homme, qui refusait de porter un masque, avait été interpellé par deux policiers en gare de Fleury-les-Aubrais, près d'Orléans. La vidéo de cette intervention musclée avait fait le tour des réseaux sociaux. Après enquête, l'IGPN a conclu à l'absence de faute caractérisée.

La vidéo de l'interpellation en gare de Fleury-les-Aubrais avait été diffusée sur les réseaux sociaux
La vidéo de l'interpellation en gare de Fleury-les-Aubrais avait été diffusée sur les réseaux sociaux - Capture d'écran Twitter

C'est une information France Bleu Orléans : après enquête, la police des polices a conclu dans son rapport en l'absence de faute grave après la blessure d'un homme au cours d'une interpellation, le 16 septembre dernier, sur un quai de la gare de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret. L'inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie par la procureure de la République d'Orléans.

L'interpellation qui avait été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux avait suscité des accusations de violences policières. Sur ces images, on aperçoit l'un des policiers en train d'appuyer avec le pied sur le visage d'un homme, tenu au sol par l'autre fonctionnaire de police.

Pas de faute grave et caractérisée

De source policière, l'adjoint de sécurité, qui a fait l'objet d'une enquête de la part de l'IGPN, ne devrait pas à ce stade être poursuivi judiciairement. Selon cette même source, la police des polices n'a pas relevé à l'issue de ses investigations de faute grave, caractérisée ou intentionnelle susceptible d'une infraction pénale. Elle conclut seulement à "un geste peu orthodoxe" mais qui peut s'expliquer par les circonstances de l'interpellation. L'homme interpellé était alcoolisé et avait menacé les deux agents avec un couteau. Toujours selon l'IGPN, le jeune policier n'a pas donné volontairement de coups de pied mais à simplement à deux reprises appuyé sur la tête du prévenu.

Une simple sanction administrative?

Sous contrat pour 3 ans, renouvelable trois ans avant de pouvoir passer le concours de gardien de la paix, cet adjoint de sécurité, âgé d'une vingtaine d'années, ne fait l’objet d’aucun antécédent, considéré comme un bon élément par sa hiérarchie. Il a depuis un mois repris ses fonctions au sein du commissariat d'Orléans. Si l'IGPN a conclut le volet judiciaire de son enquête, elle ne sait pas en revanche encore prononcée sur une éventuelle sanction administrative. Le jeune policier pourrait se voir infliger un blâme ou un avertissement

Décision finale du parquet

Reste à savoir ce que va décider le parquet. A l'origine de la saisie, la procureure de la République d'Orléans est libre de suivre ou pas ce rapport de l'IGPN. Elle peut classer sans suite ou demander un complément d'enquête, elle peut aussi poursuivre si elle estime que les faits sont susceptibles de constituer le délit de violences volontaires commises par personne dépositaire de l'autorité publique. Sollicitée par France Bleu Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren n'était pas joignable ce lundi 30 novembre.

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