Faits divers – Justice

Tentative d'attentat sur les Champs-Élysées : l'homme qui a percuté un fourgon de gendarmes était fiché S

Par Thibaut Lehut, France Bleu Paris et France Bleu lundi 19 juin 2017 à 16:33 Mis à jour le lundi 19 juin 2017 à 21:50

L'homme, au volant d'une Renault Mégane, a volontairement percuté le véhicule de gendarmerie.
L'homme, au volant d'une Renault Mégane, a volontairement percuté le véhicule de gendarmerie. © AFP - Thomas Samson

Un homme, fiché S pour appartenance à la "mouvance islamiste radicale", a percuté volontairement un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Élysées à Paris lundi après-midi, sans faire de blessés. Il est mort dans l'attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête.

Un homme a percuté avec sa voiture un fourgon de gendarmes mobiles ce lundi après-midi sur les Champs-Élysées, sans faire de blessé. Il est mort durant cette attaque, qualifiée de "tentative d'attentat" par le ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu sur place.

Le conducteur est mort dans l'attaque

"Vers 15h40, un escadron de gendarmes mobiles descendait l'avenue", a expliqué la commissaire Johanna Primevert lors d'un point presse, "lorsqu'un véhicule Renault Mégane a dépassé l'escadron par la droite". "Il a percuté le véhicule de tête, et a commencé à prendre feu", a -t-elle ajouté. Huit gendarmes se trouvaient à bord du fourgon.

Aucun coup de feu n'a été tiré. "Cette voiture contenait un certain nombre d'armes, d'explosifs permettant de faire sauter cette voiture", a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Des sources policières ont elle indiqué qu'une bonbonne de gaz, une kalachnikov et deux armes de poing ont été trouvées dans le véhicule

Après une opération de déminage, les secours ont pu constater que l'assaillant avait été tué durant l'incident. "Les gendarmes ont extrait du véhicule l'individu qui avait foncé" sur leur fourgon, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Le conducteur est mort au cours de cet incident. - AFP
Le conducteur est mort au cours de cet incident. © AFP - Thomas Samson

L'assaillant était fiché S et avait un permis de détention d'arme

La préfecture de police de Paris a indiqué de son côté dès 16h30 que "la situation était maîtrisée". "Pas de blessé parmi les forces de l'ordre et le public", écrit-elle sur Twitter.

Suite à cet incident, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance, confiée à la section antiterroriste et à la DGSI. Une perquisition était en cours lundi soir au domicile de l'auteur de l'attaque, dans la commune du Plessis-Pâté, dans l'Essonne. Cet homme de 31 ans était fiché S depuis 2015 pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale". Sa famille était connue pour faire partie de la mouvance "salafiste", a informé une source proche du dossier. L'assaillant n'était pas connu de la justice, selon une source policière. Il "avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir", a indiqué son père à l'AFP. Il bénéficiait d'un permis de détention d'arme, selon une source proche du dossier.

Le quartier bouclé

L'attaque a eu lieu à deux pas du square Marigny, en bas des Champs-Élysées. Le dispositif de sécurité déployé a des conséquences sur les transports. La station de métro Champs-Elysées Clémenceau (lignes 1 et 13) est fermée, les correspondances ne sont pas assurées, a annoncé la RATP. Une partie des Champs-Élysées est fermée à la circulation automobile.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes sur place ont pu filmer la scène et décrivaient une forte activité policière.

Les Champs-Élysées, une zone sensible

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d'un attentat. Un homme avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d'être abattu. Un message manuscrit "défendant la cause de Daesh" avait été retrouvé sur un papier près de son corps, l'attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe Etat islamique.

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