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Introduction au Conseil régional d'Occitanie : un procès pour quatre militants d'extrême-droite dont un élu

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Roussillon, France Bleu Hérault, France Bleu

Le 25 mars dernier, plusieurs militants de l'Action Française, un groupe d'extrême-droite, avaient tenté d'envahir l'hémicycle du Conseil régional d'Occitanie, à Toulouse. Le procureur de Toulouse annonce que quatre d'entre eux seront jugés en décembre pour outrages et violences. Parmi eux, un élu.

Des militants d'extrême-droite avaient envahi le Conseil régional à Toulouse le 25 mars dernier.
Des militants d'extrême-droite avaient envahi le Conseil régional à Toulouse le 25 mars dernier. - Nadia Pellefigue / Twitter

Ce jeudi-là, en tout neuf personnes sont rentrées dans l'enceinte régionale par le parking de l'hôtel de Région. Le parquet de Toulouse précise ce 28 mai qu'ils se sont introduits "dans le but avéré de perturber la tenue de l’assemblée plénière en cours de cette institution". 

D’abord conduits sur place par deux élus de l’assemblée régionale, et munis d’un mégaphone et d’une banderole "islamo-gauchistes, traitres à la France", ces militants de l'Action Française sont parvenus jusqu'à l'entrée de l'hémicycle où se tenait la séance plénière. Ils ont insulté les conseillers régionaux et la Présidente, Carole Delga. Les services de sécurité de la Région les ont empêchés de rentrer dans l'hémicycle. Des violences ont été commises à l’encontre de plusieurs agents, confirme le procureur de la République, avant que ces personnes soient reconduites à l’extérieur du bâtiment.

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Quatre mis en cause dont un élu du Conseil régional 

Quatre auteurs présumés ont pu être successivement identifiés, dont un élu, et placés en garde à vue. Les mis en cause ont fait usage de leur droit au silence et n'ont pas souhaité expliquer leurs gestes. 

Ces quatre hommes sont convoqués le 10 décembre prochain devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour outrages à personnes dépositaires de l’autorité publique et violences volontaires n’ayant pas entraîné d’ITT commises en réunion sur personnes chargées d’une mission de service public.

Cette intrusion avait été vivement condamnée par la classe politique française, par le Président de la République en personne. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National les avaient même qualifiés d'"idiots".

L'élu mis en examen porte plainte contre le Procureur

L'élu mis en examen est le conseiller régional du Lot Emmanuel Crenne, qui a quitté le Rassemblement National en 2019. Ses relations avec Carole Delga sont tendues depuis longtemps, il est l'élu de l'affaire du micro arraché il y a quatre ans. Contacté par France Bleu Occitanie, l'élu lotois réfute le terme d'outrage à la Présidente qui lui est imputé et déplore la procédure et les conditions de sa garde-à-vue. 

Emmanuel Crenne dit avoir été menotté pendant sa garde-à-vue qui a duré sept heures. "C'est une dérive de la démocratie inacceptable, on ne peut pas jeter un élu en prison pendant sept heures menotté pour avoir exprimer son opinion en hémicycle", résume le Lotois qui dit vouloir aider Eric Zemmour à se présenter en 2022. Il porte plainte contre le Procureur de la République de Toulouse et les officiers de police judiciaire pour détention arbitraire, atteinte à la liberté d’expression, et intimidation.

Emmanuel Crenne ne se représente pas aux élections régionales dans quelques semaines.

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