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Intrusion à la centrale nucléaire de Cattenom : le directeur général de Greenpeace et huit militants jugés à Thionville

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu
Cattenom, France

Les huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle, le 12 octobre 2017, étaient convoqués devant le tribunal correctionnel de Thionville ce mercredi. Procès renvoyé au 27 février.

L'action des militants de Greenpeace à la centrale de Cattenom en Moselle
L'action des militants de Greenpeace à la centrale de Cattenom en Moselle - Greenpeace France

Comme c'était attendu, le procès des militants de Greenpeace qui s'étaient introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom le 12 octobre 2017, a été renvoyé. L'audience, prévue mercredi 3 janvier devant le tribunal de grande instance de Thionville, se tiendra finalement le 27 février. C'est l'avocat de Greenpeace qui a demandé un délai supplémentaire.

Les militants et le directeur général de l'organisation sont accusés "d'intrusion aggravée dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires".

Une action coup de poing très médiatisée

Des fusées et des pétards, décollant à quelques mètres de la piscine de refroidissement de la centrale de Cattenom : l'image s’était répandue comme une trainée de poudre.

Au petit matin, les 8 militants ont franchi deux clôtures avant de se retrouver au pied du bâtiment qui abrite la piscine de stockage de combustible usé.

Il a fallu 8 minutes aux gendarmes pour intervenir. Les autorités soutiennent que c’est un temps d’intervention correct et affirment que la zone nucléaire sensible n'a pas été pénétrée.

A LIRE AUSSI : VIDÉO - Cattenom : des militants de Greenpeace ont pénétré tôt ce matin dans l'enceinte de la centrale nucléaire

La sécurité en question

Huit minutes, c’est au contraire pour Greenpeace, la démonstration qu'une personne malveillante aurait eu le temps d'agir et qu'au final, la sécurité des centrales n'est pas assurée.

D'ailleurs, les voisins luxembourgeois et allemands ne tardent pas à réagir et réclament une nouvelle fois, la fermeture de la centrale.

Pour la première fois, le directeur général de l'organisation Greenpeace France est visé par la plainte. Avec les 8 militants, ils encourent 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende.

Le but affirme l'avocat de Greenpeace : c'est de toucher au portefeuille les militants écologistes. L'avocat de Greenpeace va demander le renvoi, notamment parce qu'il n'a pas reçu les conclusions de l'avocat d'EDF

Ce genre d’action, c’est surtout médiatiquement les armes qu’ils donnent auprès les luxembourgeois qui prêchent la fermeture de la centrale" - Michel Paquet, le président de la communauté de Communes de Cattenom et environs

Depuis l’intrusion, aux environs de la Centrale, les habitants ne semblent pas inquiets, ou pas plus qu'avant. Pour Michel Paquet, le président de la communauté de commune de Cattenom et environs, cette intrusion, c'est un coup de communication de Greenpeace et pas vraiment quelque chose qui doit inquiéter les riverains.

Michel Paquet, le président de la communauté de communes de Cattenom et environs

L’élu rappelle que la centrale nucléaire de Cattenom ce sont des retombées économiques non négligeable pour le territoire. Le site représente 1.500 emplois directs, et autant d'emplois indirects. 

"Les militants de Greenpeace sont des lanceurs d’alerte. Ils montrent qu'on a beau banaliser la centrale et communiquer, ce n'est pas un endroit comme un autre" - Guy Harau, élu écologiste de la communauté de Communes de Cattenom et environs

Au contraire pour Guy Harau, élu écologiste à la communauté de communes, les militants de Greenpeace sont des lanceurs d'alerte qui devraient permettre à tous de prendre conscience du danger.

Guy Harau, conseiller communautaire écologiste à la communauté de commune de Cattenom

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