Faits divers – Justice

Invasion de la mosquée : nouvelles mises en examen à Poitiers

Par William Giraud, France Bleu Poitou samedi 5 juillet 2014 à 15:43

Le chantier de la future mosquée de Poitiers
Le chantier de la future mosquée de Poitiers © DR - DR

Plus d'un an et demi après l'occupation du chantier de la future mosquée par une soixantaine de militants d'extrême droite, le juge d'instruction en charge de l'enquête élargit les poursuites.

Vous vous en souvenez peut-être : en octobre 2012, une soixantaine de militants de Génération Identitaire avaient investi le toit de la future mosquée de Poitiers, aujourd'hui toujours en construction. Une occupation symbolique et très médiatique destinée à braquer les projecteurs sur le groupuscule d'extrême droite. Des banderoles ont été déployées, sur lesquelles on pouvait lire des références à Charles Martel et à la bataille de 732. Dans la foulée, des militants ont été arrêtés puis entendus par la police.

Le président et le porte-parole mis en cause

Or, on vient de l'apprendre, après des mois d'instruction, ce ne sont plus quatre mais désormais sept mises en examen que la justice instruit dans cette affaire. Ce vendredi 4 juillet, la juge d'instruction en charge de l'enquête au parquet de Poitiers a décidé de poursuivre également le porte-parole de Génération Identitaire pour vols, dégradations et incitation à la haine raciale. Ce dernier a été placé sous contrôle judiciaire strict. Il n'a pas le droit de quitter le territoire et il lui est interdit de rencontrer les autres suspects. Une confrontation doit être organisée dans les semaines qui viennent pour déterminer le rôle de chacun.

L'association Génération Identitaire aussi poursuivie

Le président de Génération Identitaire, lui, ne se trouvait pas sur place en 2012, mais il est désormais poursuivi pour complicité. Les deux nouveaux mis en cause sont laissés libres. La dernière mise en examen concerne l'association Génération Identitaire poursuivie en tant que personne morale. De sources concordantes, l'enquête pourrait prendre encore plusieurs mois et devrait être confiée à un nouveau juge.