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Islamisme radical : le Conseil d'État confirme la dissolution de l'association Barakacity

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Par , France Bleu

Dans un communiqué publié ce mercredi, le Conseil d'État indique qu'il rejette en urgence la demande de suspendre la dissolution de l'association Barakacity. Le juge des référés estime que les propos tenus par le président de l'ONG incitent à la haine "en vue de provoquer des actes de terrorisme".

Le Conseil d'État a rejeté la demande de suspendre la dissolution de l'association Barakacity
Le Conseil d'État a rejeté la demande de suspendre la dissolution de l'association Barakacity © AFP - Manuel Cohen

Le Conseil d'État a annoncé ce mercredi qu'il rejetait, en urgence, la demande de suspendre la dissolution de l'association Barakacity. Cette ONG avait été dissoute le 28 octobre par un décret ministériel, douze jours après l'assassinat de Samuel Paty par un jeune islamiste radicalisé. Le gouvernement accusait l'association d'"inciter à la haine", d'entretenir des liens avec "la mouvance islamiste radicale" et de "justifier des actes terroristes".

Driss Yemmou, dit Idriss Sihamedi, le controversé président de Barakacity avait déposé un recours devant le Conseil d'État pour faire suspendre cette dissolution. En vain. Le juge des référés a estimé que "les propos incriminés du président de l’association peuvent être imputés à l’association elle-même et constituent des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence, pouvant justifier une dissolution". "Les prises de position du président de l’association révélaient" également "l’existence d’agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme", précise le conseil d'Etat.

Il ajoute que "les propos tenus par le président de l’association" étaient "adressés indifféremment à partir de ses comptes personnels ou de ceux de l’association sur les réseaux sociaux". Les messages diffusés sur ces comptes appelaient à des "châtiments" sur les victimes de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo. 

Les commentaires "haineux, antisémites ou appelant au meurtre" en réponse aux messages du président n'ont jamais été supprimés et aucune mise en garde n'a été effectuée auprès des abonnés aux comptes. Le Conseil d'Etat s'est donc appuyé sur l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure pour rejeter la demande de Barakacity. 

Dans la foulée, les avocats de l'association ont annoncé leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme. Ils estiment que le Conseil d'Etat "_s'est contenté de donner crédit à l'ensemble des allégations du ministère de l'Intérieu_r", mais il a été "insensible aux activités humanitaires de l'ONG". "Des centaines de milliers de donateurs sont dans l'incompréhension", et "47 salariés perdent leur emploi", en pleine crise sanitaire.

Me Vincent Brengarth et William Bourdon déplorent un "affaissement du contrôle" du Conseil d'Etat qui ne fait que se borner "à entériner une décision politique du pouvoir exécutif" et dénonce "une dérive autoritaire" du gouvernement et "l'impuissance" des juges administratifs.

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