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Faits divers – Justice

Des habitants d'Istres se mobilisent contre la cruauté envers les chats

jeudi 8 mars 2018 à 22:07 - Mis à jour le jeudi 8 mars 2018 à 7:00 Par Guillaume Farriol, France Bleu Provence et France Bleu

Des chats pendus, décapités, empoisonnés... C'est ce qui arrive depuis plusieurs mois à Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Une association a lancé une pétition pour alerter sur le sujet. Elle a déjà rassemblé plus de mille signatures.

Les cas de maltraitances animales se multiplient dans les rues d'Istres
Les cas de maltraitances animales se multiplient dans les rues d'Istres © AFP

Istres, France

Dans les rues du centre-ville d'Istres, tout le monde ou presque a entendu parler de ce chat retrouvé pendu l'été dernier, accroché à un fil de nylon en pleine rue. Un peu plus au nord, toujours à Istres, un autre félin a été décapité au début de l'année 2017. À travers toute la ville, les cas de maltraitance se multiplient, notamment les empoissonnements. Les chats qui disparaissent sont devenu la hantise de nombreux Istréens. 

Face à la multiplication de ces affaires, l'association Tout pour le chat a décidé de lancer une pétition. Objectif : alerter l'opinion publique et demander des sanctions systématiques pour les auteurs des maltraitances. 

Dany habite dans un quartier au sud de la ville. Cette quinquagénaire est une vraie amoureuse des chats : elle en a douze ! Elle veille sur eux jour et nuit et a aménagé toute sa maison pour éviter qu'il ne leur arrive malheur : "J'ai mis tout ce dont ils ont besoin dans ma maison et mon jardin, explique-t-elle. Comme ça, j'espère qu'ils ne vont pas aller trop loin ! J'ai mis des couvertures, des abris, et j'ai tout clôturé à l'arrière de mon terrain". 

"Un de mes chats est rentré, il avait des convulsions."

Malgré toutes ces précautions, Dany à toute de même failli perdre un de ses douze protégés il y a quelques mois. "Un matin un de mes chats est rentré, il avait des convulsions, raconte-t-elle. Je l'ai amené chez le vétérinaire qui m'a dit que c'était un empoisonnement. Heureusement on a pu le sauver de justesse !" Dany n'a jamais su qui avait empoisonné son chat, elle est toujours à la recherche des coupables. 

Pas facile de porter plainte

Dans les affaires de maltraitance animale, il est très rare que des sanctions soient prononcées. "C'est difficile de porter plainte parce qu'il faut avoir une preuve, assure Elisabeth Mermet, responsable de l'association qui a lancé la pétition. Il faut avoir une photo, une vidéo, ou une parole de responsable d'association. Ça, c'est déjà difficile à avoir.

Autre problème : les forces de l'ordre ne prennent pas  très au sérieux les plaintes des propriétaires de chats victimes de maltraitance : "On ne nous prend pas aux sérieux, il faut avoir de la chance au commissariat quand on va porter plainte, ajoute Elisabeth Mermet. Il faut tomber sur une personne qui a la fibre animale. Mais la majorité du temps, on nous dit de déposer une main-courante qui n'aboutit jamais

"On ne nous prend pas au sérieux."

L'association Tout pour le chat demande davantage de fermeté dans les affaires de maltraitance et que les peines encourues soient réellement prononcées dans les tribunaux. Aujourd'hui, un acte de cruauté envers un animal est passible de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.
 

La pétition a été placardée dans les commerces d'Istres. - Radio France
La pétition a été placardée dans les commerces d'Istres. © Radio France - Guillaume Farriol