Faits divers – Justice

Ivre, un Manceau publiait des photos de ses collègues sur des sites coquins

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine et France Bleu lundi 17 octobre 2016 à 21:53

Les quatre femmes ont ignoré pendant des années qui avait utilisé leur portrait sur des sites coquins.
Les quatre femmes ont ignoré pendant des années qui avait utilisé leur portrait sur des sites coquins. © Maxppp - P Pauchet - La Voix du Nord

Quatre femmes, employées d'un assureur manceau, avaient leur photo depuis des années sur des sites libertins et échangistes. Un de leurs collègues avait copié le trombinoscope interne. Le tribunal correctionnel du Mans a condamné cet homme de 45 ans à six mois de prison avec sursis lundi.

A la barre, même lui se demande : "Qu'est-ce qui a bien pu me passer par la tête ?". Cet homme de 45 ans a été condamné ce lundi à six mois de prison avec sursis pour avoir porté atteinte à l'intimité de la vie privée de quatre de ses anciennes collègues.

Les photos en elles-mêmes, copiées du trombinoscope interne, n'avaient rien d'intime. C'est leur utilisation sur des sites libertins et échangistes qui a mis les victimes en fâcheuse posture. Le coupable a reconnu tout ce qui lui était reproché et l'explique par l'influence de l'alcool : "Après mon divorce, je buvais beaucoup, je faisais n'importe quoi".

185.000 vues pour un profil

En 2008 et 2009, il a créé des profils sur des comptes libertins et échangistes, en utilisant les photos du trombinoscope. Les sites demandaient aussi une présentation, forcément coquine. "J'ai tout fait moi-même" soutient le Manceau, face aux questions de victimes qui soupçonnent des complicités.

Certains profils ont reçu 185.000 visites sur un site, plus de 60.000 sur un autre. L'une des victimes, partie civile, a ainsi découvert par hasard en 2012 cette utilisation de son portrait.

"Le chauffeur de bus a reconnu ma photo : "On est sur le même site !""

L'homme a été licencié en 2013 après la découverte de la clef USB où il avait copié les images. Cette découverte a été un soulagement pour les victimes, après des années à se demander comment leur photo était arrivée là.

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