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"J'ai envie de baisser les bras", une restauratrice forcée de fermer par le couvre-feu à Clermont-Ferrand

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Gérante d'un restaurant d'aspiration asiatique à Clermont-Ferrand, Thu Bui va être forcée de fermer son établissement car elle n'a pas de service de livraison. Avec la mise en place du couvre-feu, cela lui coûte plus cher d'ouvrir l'établissement que de le laisser fermé.

Thu Bui, troisième en partant de la gauche, va devoir mettre ses cinq employés au chômage partiel avec la fermeture de son restaurant.
Thu Bui, troisième en partant de la gauche, va devoir mettre ses cinq employés au chômage partiel avec la fermeture de son restaurant. © Radio France - Théophile Vareille

Gérante du Bouillon Tigre à Clermont-Ferrand, Thu Bui se retrouve forcée de fermer son restaurant à cause du couvre-feu à partir de ce mercredi 23 décembre. Elle n'a pas de service de livraison et elle ne pourra donc plus travailler après 20h, dans ces conditions elle perd plus d'argent qu'elle n'en gagne à ouvrir son établissement.

Reportage chez Thu Bui au Bouillon Tigre, "forcée de fermer" à cause du couvre-feu.

Cette patronne explique qu'elle n'a "pas envie" de travailler avec les plateformes de livraison les plus connues comme Uber Eats ou Deliveroo dont elle n'approuve pas les méthodes. Et mettre en place son propre service de livraison, "ce n'est pas mon métier" explique Thu Bui, "avec le confinement les finances sont compliquées, cela coûte cher de s'équiper pour livrer, et en ce moment on ne peut pas se le permettre."

De la "colère" et du "découragement"

Sans possibilité de vendre ses plats à emporter après 20 heures, elle se retrouve privée des "deux tiers" des commandes de son service du soir, le plus important service de la journée. "On a essayé cette semaine mais ça ne vaut pas la peine, je perds moins d'argent à rester chez moi, donc on va complètement fermer, car rester ouvert juste le midi ce n'est pas rentable non plus, on n'a pas le choix."

Le restaurant Bouillon Tigre propose une carte variée avec par exemple nems, Pad Thaï et Bo Bun.
Le restaurant Bouillon Tigre propose une carte variée avec par exemple nems, Pad Thaï et Bo Bun. © Radio France - Théophile Vareille

Une décision "difficile à accepter" pour Thu Bui, "j'ai envie de baisser les bras, c'est douloureux, il y a de la colère et de la fatigue, je veux juste pouvoir travailler". Ses cinq employées vont aussi être mises au chômage partiel pour les semaines à venir.

Le témoignage de Thu Bui, qui dit avoir envie de "baisser les bras" face aux restrictions sanitaires qui la forcent à re-fermer son restaurant.

La restauratrice, dans "l'incompréhension" par rapport cette interdiction d'ouvrir après 20 heures pour que ses clients viennent récupérer leurs commandes, espère reprendre son activité "courant janvier". D'ici là, elle compte s'équiper pour livrer et s'associer à une plateforme de livraison locale qui devrait voir le jour au premier trimestre de 2021.

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