Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

"J'attends que justice soit faite" : Lola, victime d'un tir de flash-ball à Biarritz

-
Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Un mois et demi après avoir été victime d'un tir de lanceur de balles de défense en plein visage lors d'une manifestation à Biarritz, Lola Villabriga se confie : sa détresse, ses espoirs.

Le 19 décembre dernier, en marge d'une manifestation de gilets-jaunes, Lola Villabriga a été atteinte par un tir de flash-ball.
Le 19 décembre dernier, en marge d'une manifestation de gilets-jaunes, Lola Villabriga a été atteinte par un tir de flash-ball. © Radio France - Paul Nicolaï

"Ils ont gâché mon année". Lola Villabriga est encore sous le choc. La jeune étudiante bayonnaise a bien du mal à retrouver les bancs de sa prépa beaux-arts pour suivre les cours. Le 18 décembre dernier, alors qu'elle manifestait à Biarritz avec les gilets jaunes en marge d'une réunion préparatoire au sommet du G7, la jeune fille de 19 ans a été victime d'un tir de flash-ball, en plein visage. Après avoir porté plainte, elle attend maintenant des réponses de la Justice.

France Bleu Pays basque : Comment allez-vous ?

Lola Villabriga : Ça va mieux depuis l’événement. Au début, la douleur physique était intense. Puis elle est partie. J’ai eu un moment où je pensais que ça allait vraiment mieux. Mais même si l’on veut se remettre très vite de ce genre d’événement, on se prend le contre coup et c’est dur en ce moment. Je vais faire le nécessaire pour me faire aider psychologiquement.

Le 18 décembre dernier à Biarritz, vous attendiez-vous à tout sauf à cela ?

J’étais dans la manifestation le long de la Grande plage, pour manifester. Je filmais avec une caméra de l’école (Ecole supérieur des arts du pays basque des Rocailles). Tout s’est passé tellement vite. C’est la fatalité. C’est tellement rapidement que le bruit vient après. Un son assez lourd. J’ai ensuite la marque du flash-ball sur le visage.

On n’a aucun moyen de se défendre."

Qu’attendez-vous de la justice sachant que la police des polices a ouvert une enquête ?

J’attends justement la justice. Dans tous les cas, je trouve que c’est très grave, que j’ai été visée ou non. J’attends que la personne qui a fait cela se retrouve devant ses responsabilités. Pour l'instant, je n'ai pas de nouvelle de l'enquête, mais j’ai été contacté par un commandant de l’IGPN (Inspection générale de la Police Nationale) et j’ai rendez-vous la semaine prochaine pour être entendue. Cela prouve, au moins, qu'il y a un début de suspicion, et c'est rassurant pour moi.

Demandez-vous, comme d’autres, l’interdiction des LBD et autres grenades ?

Oui, complètement ! Je demande l’interdiction des flash-ball et des grenades GLI F4. Ce n’est pas normal d’attaquer les habitants de son propre pays. Je fais aussi attention à ne pas être manipulée et d’éviter la récupération. C’est pour cela que je ne parlais pas au début de l’affaire. Car après tout je ne suis qu’une manifestante lambda.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu