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"J'en veux énormément à la justice" : le deuil et la colère d’une famille catalane après un meurtre transphobe

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Un rassemblement était organisé ce samedi à Perpignan en mémoire de Paul, tué à Reims le 7 avril, parce qu’il était transsexuel. L’auteur présumé des faits avait déjà été condamné, puis libéré. Sa famille, qui habite Canet-en-Roussillon, reproche à la justice de ne pas avoir su éviter ce crime.

La famille de la victime.
La famille de la victime. © Radio France - Xavier Ponroy

Un mélange d’émotions a envahi ce samedi la Place de la Résistance, non loin du Castillet, à Perpignan. Entre des sanglots, l’une des nièces de Paul (aussi appelée Paula) a pris le micro, devant la quarantaine de personnes présentes : "C’était un frère, un oncle. On nous a enlevé la plus belle des personnes."

"Paul avait des sentiments, avait un coeur. Nous sommes tous égaux." Brigitte Zagoyan, soeur de la victime, a la voix qui tremble : "Nous voulons lui rendre hommage, montrer qu’on ne l’oublie pas et que l’on n'oublie pas toutes ces personnes qui sont en souffrance."

"J’en veux énormément à la justice"

Mais à la peine s’est mêlée la colère. L’assassin présumé de Paul avait déjà été condamné pour une tentative de meurtre sur une autre personne trans, en 2017. Puis avait été libéré. "J’ai de la tristesse, mais la colère prend le dessus", confie cette mère de huit enfants. 

Le témoignage de Brigitte Zagoyan, soeur de la victime

J’en veux énormément à la justice. Si l’Etat avait vraiment fait son travail, mon frère serait là.

Des associations de défense des droits des LGBT ont participé au rassemblement
Des associations de défense des droits des LGBT ont participé au rassemblement © Radio France - Xavier Ponroy

"Une réaction plus rapide et plus ferme de la justice"

En plus des proches, des associations de défense des LGBT étaient aussi présentes. "Ce genre d’actes homophobes ou transphobes se répète beaucoup trop souvent. Il faut que les lois soient appliquées, c’est insupportable", tempête Shane Durand, vice-président de Licorne 66. 

L’assassinat de Paul est le summum de la cruauté anti-LGBT. Mais il y aussi les gestes du quotidien. "Il faut encore rappeler la loi : l’homophobie et la transphobie ne sont pas des opinions, mais des délits."

"Le problème, c’est que les poursuites des auteurs de crimes LGBTphobes sont très longues, ajoute Jean-Loup Thévenot, président de LGBT+ 66. On aimerait une réaction plus rapide de la justice, et des condamnations plus fermes. Car sur notre communauté, c’est particulièrement sensible à l’heure actuelle."

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Selon l’association, les actes de menace, violence ou autre contre les LGBT sont en augmentation dans les Pyrénées-Orientales. À l’échelle nationale, les victimes d’actes transphobes ou homophobes ont bondi de 36% en 2019.

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