Faits divers – Justice

Jacqueline Sauvage fait finalement appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle

Par Etienne Escuer, France Bleu Orléans et France Bleu dimanche 21 août 2016 à 12:02

Jacqueline Sauvage lors de son procès en appel devant la cour d'assises au tribunal de Blois.
Jacqueline Sauvage lors de son procès en appel devant la cour d'assises au tribunal de Blois. © Maxppp - PHOTOPQR / JEROME DUTAC

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, a finalement fait appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle par le tribunal d'application des peines de Melun. Elle s'était dans un premier temps désistée, lassée de ce combat judiciaire.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Jacqueline Sauvage. La sexagénaire loirétaine fait appel du rejet de sa demande de liberté conditionnelle. Le tribunal d'application des peines de Melun lui avait refusé le 12 août dernier. Il lui avait reproché de "ne pas assez s'interroger sur son acte" et de vouloir revenir vivre à proximité des lieux des faits. Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent. Elle avait obtenu par la suite une grâce présidentielle partielle, ouvrant la voie à une libération conditionnelle, finalement refusée.

Elle refusait dans un premier temps de poursuivre le combat judiciaire

Jacqueline Sauvage avait tout d'abord renoncé à faire appel de la décision du tribunal d'application des peines. Après le rejet de sa demande de libération conditionnelle, ses avocates avaient dénoncé un "acharnement judiciaire". Pour l'une de ses filles, Jacqueline Sauvage ne croyait plus à la justice après cette décision. Les avocates et le parquet avaient dans un premier temps annoncé qu'ils allaient faire appel, mais Jacqueline Sauvage refusait de poursuivre le combat judiciaire.

Finalement, vendredi, quelques jours avant la date limite pour interjeter appel, Jacqueline Sauvage a changé d'avis. Elle veut convaincre les juges qu'elle peut purger sa peine en dehors de la prison, avec un bracelet électronique par exemple. L'appel ne sera toutefois pas examiné avant plusieurs mois. Un temps que Jacqueline Sauvage devra mettre a profit pour trouver un nouveau lieu de résidence et également faire valoir le travail psychologique qu'elle a effectué en détention sur son acte.

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