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Faits divers – Justice

Jacqueline Sauvage renonce à se pourvoir en cassation après le rejet de sa demande de liberté conditionnelle

jeudi 24 novembre 2016 à 14:01 - Mis à jour le vendredi 25 novembre 2016 à 15:10 Par Etienne Escuer, France Bleu Orléans et France Bleu

Après le rejet de sa demande de libération conditionnelle par la Cour d'appel de Paris, Jacqueline Sauvage renonce ce vendredi à se pourvoir en cassation. La sexagénaire avait été condamnée à dix ans de prison et graciée partiellement par le Président, François Hollande.

Jacqueline Sauvage, lors de son procès en appel.
Jacqueline Sauvage, lors de son procès en appel. © Maxppp - Jérôme Dutac

La Selle-sur-le-Bied, France

Jacqueline Sauvage, condamnée en octobre 2014 à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent en 2012 à La-Selle-sur-le-Bied (Loiret), restera donc en prison. Ses avocates annoncent ce vendredi qu'elle renonce à se pourvoir en cassation après un nouveau rejet jeudi de sa demande de libération conditionnelle. Leur cliente est "épuisée par ce parcours judiciaire" disent-elles.

La Cour d'appel a estimé que Jacqueline Sauvage se posait trop "en victime"

Jeudi, la Cour d'appel de Paris avait rendu une décision défavorable à sa demande de libération conditionnelle. La motivation de la Cour d'appel était la même que lors du premier jugement. Elle reprochait à Jacqueline Sauvage de continuer "à se poser en victime" et estime que "sa réflexion demeure pauvre et limitée puisqu'elle peine encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité". Pour la Cour d'appel, Jacqueline Sauvage n'a pas cherché d'autres solutions pour échapper à son mari que de le tuer.

Une demande de libération conditionnelle trop rapide

Les juges estimaient aussi que Jacqueline Sauvage avait fait une demande de libération conditionnelle beaucoup trop rapide, après la grâce présidentielle en janvier, et la "médiatisation du dossier" avait rendu "sa réflexion et sa prise de conscience plus difficiles et complexes sur le sens de la peine".

Le tribunal d'application des peines de Melun avait déjà rejeté sa demande de liberté conditionnelle en août dernier, lui reprochant de "ne pas assez s'interroger sur son acte" et de vouloir revenir vivre à proximité du lieu où elle avait tué son mari. Jacqueline Sauvage avait alors envisagé un temps d'abandonner le combat, fatiguée et déçue de la justice. Finalement, elle s'était décidée à faire appel quelques jours avant la date limite, bien décidée à convaincre les juges qu'elle pouvait purger sa peine en dehors de la prison, avec un bracelet électronique par exemple.

Ce jeudi, la Cour d'appel de Paris a donc décidé de confirmer la décision en première instance. Lors de l'audience qui s'était tenue à huis clos le 27 octobre, l'avocat général ne s'était pas opposé à la demande de Jacqueline Sauvage.

Une large mobilisation populaire

Près de 10 mois après la grâce présidentielle accordée par François Hollande, Jacqueline Sauvage restera donc encore en prison. Elle est en détention depuis septembre 2012 (avec une période de liberté sous contrôle judiciaire entre avril et octobre 2014 en attendant son procès), dans les centres pénitentiaires de Saran (Loiret) puis Réau (Seine-et-Marne).

La situation de Jacqueline Sauvage avait particulièrement ému la société et la sexagénaire était devenue le symbole des femmes battues. Plus de 430.000 personnes avaient signé une pétition lancée sur internet par la militante féministe Karine Plassard afin de réclamer une grâce présidentielle. Après le refus de libération conditionnelle prononcé par le tribunal d'application des peines de Melun, une nouvelle pétition avait été lancée, recueillant cette fois 275.000 signatures. La comédienne Eva Darlan et la députée Les Républicains des Bouches-du-Rhônes Valérie Boyer avaient également apporté leur soutien.

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