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Faits divers – Justice

Jacques Bompard jugé pour recel de prise illégale d’intérêt

jeudi 14 mars 2019 à 14:10 - Mis à jour le jeudi 14 mars 2019 à 15:55 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse et France Bleu

Le maire Ligue du Sud d'Orange comparait à Carpentras ce jeudi 14 mars pour recel de prise illégale d’intérêt. Jacques Bompard évoque un piège tendu par un adjoint. La fille et le gendre du maire d'Orange sont également jugés.

Jacques Bompard sur le banc du tribunal de Carpentras
Jacques Bompard sur le banc du tribunal de Carpentras © Radio France - Jean Pierre Burlet

Carpentras - France

Le maire d'Orange depuis 1995 est jugé ce jeudi au tribunal correctionnel de Carpentras accompagné de ses deux fils. Jacques Bompard est accusé de recel de prise illégale d’intérêt. En 2007, un exploitant viticole avait porté plainte, car Jacques Bompard avait acquis des terrains immobiliers via une Société civile immobilière (SCI), rachetée avec sa femme, actuelle maire de Bollène. 

Jacques Bompard est poursuivi avec sa fille et son gendre pour recel de prise illégale d’intérêt. Le maire Ligue du Sud d'Orange encourt une peine d'inéligibilité, mais aussi une amende et une peine de prison.

Encore eût-il fallu que je le susse." Jacques Bompard au tribunal de Carpentras

Jacques Bompard s'est défendu avec son style : "Encore eût-il fallu que je le susse" a-t-il répliqué à la présidente du tribunal correctionnel. Le maire d'Orange parle "d'un piège tendu par son ancien adjoint à l'urbanisme" lorsque le tribunal évoque les avantages de sa fille et de son gendre  pour acquérir un bien municipal de 50 mètres carrés.

Jacques Bompard a souligné qu'il n'avait "bénéficié d'aucun enrichissement personnel" pour le droit de passage obtenue pour une sortie facile de sa villa à Orange.

Deux heures de réquisitoire

Le procureur de la République qui a dénoncé des atteintes au devoir de probité et demandé au maire d'Orange de "respecter la frontière entre le public et le privé". Au terme d'un réquisitoire de deux heures il a requit deux ans de prison, 40.000 euros d'amende et une peine d'inéligibilité de cinq ans contre l'élu orangeois. À l'encontre de sa fille et de son gendre poursuivis pour recel de prise illégale d’intérêt, six mois avec sursis et 10.000 euros d'amende pour chacun. Le délibéré sera rendu le 9 mai.