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CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Faits divers – Justice DOSSIER : Procès Jacques Rançon

Condamné à la perpétuité, Jacques Rançon reste de marbre

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Par France Bleu Picardie, France Bleu Roussillon, France Bleu

Sans surprise, le "tueur de la gare de Perpignan" a été condamné ce lundi à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. C’est le maximum autorisé par la loi.

© Maxppp - Olivier Got

Perpignan, France

Depuis longtemps, Jacques Rançon savait quelle serait sa peine. Aussi, le « tueur de la gare de Perpignan » n’a manifesté aucune émotion lorsque le verdict est tombé cet après-midi devant la Cour d’assises des Pyrénées-Orientales : la réclusion criminelle à perpétuité.

Verdict sous haute sécurité

Pris d’assaut par un public venu en masse, le Palais de justice était placé sous haute surveillance policière. Immédiatement après le verdict, Jacques Rançon a été rapidement évacué de son box vitré. En début d'après-midi, une partie civile avait tenté de pénétrer dans le tribunal avec un couteau...

Jusqu’au bout, l’accusé se sera contenté du service minimum, se réfugiant derrière de prétendus trous de mémoire. Et les quelques mots d’excuses bredouillés à l’issue des débats ce lundi matin n’auront convaincu personne: « Marie-Hélène et Mokhtaria n’auraient pas dû mourir. Je suis désolé de ce que j’ai fait, et je demande pardon ». 

Une peine sans surprise

Même les avocats de Jacques Rançon ne se faisaient aucune illusion. « Pourquoi ce procès ? C’est une confrontation sans objet, sans enjeu, tant la culpabilité de l’accusé est avérée ». « Il est impensable que les jurés ne suivent pas les réquisitions ».

Jacques Rançon est un homme »

Dans une plaidoirie aux allures d’homélie, Maitre Brivet-Galaup a surtout voulu insister sur un point : Jacques Rançon n’est pas une créature du diable, il n’est pas « un monstre glacial », ni « un ange de la mort » : « Jacques Rançon est un être humain. Regardez-le ! Je suis sûr qu'il ne ressemble pas à ce que vous aviez imaginé pendant 20 ans ». 

Jugez-le comme il le mérite, comme un homme, non comme un vampire »

Justice est faite, mais il reste tant de questions. D’où viennent les pulsions de Jacques Rançon ? Pourquoi tuer ses victimes après les avoir violées ? Et  pourquoi les mutiler ? Jacques Rançon n’a fourni aucune explication, répétant inlassablement « je ne sais pas », « je ne me souviens plus ». 

Comment expliquer le rapport des experts-psychiatres lorsqu’ils ont examiné jacques Rançon en 1992 après son premier viol dans la Somme ? Ils le décrivaient comme un individu « non dangereux, curable, et réadaptable ». 5 jours après sa sortie de prison, il commettait déjà son premier crime à Perpignan. 

Tirer les enseignements

« Avec Jacques Rançon, la prison n’a jamais servi à rien »,  estime Maître Xavier Capelet, avocat de la défense. « C’est toute la société qui doit s’interroger. Ce dossier marque l’échec de notre politique pénale ». 

Jacques Rançon, pourtant multirécidiviste, n’a jamais bénéficié du moindre suivi psychiatrique. « Nous n’avons pas été assez prudent » conclut Maître Xavier Capelet, qui espère que des enseignements seront tirés de ce procès hors-norme. « Pour éviter qu’il y ait de nouveau, dans ce box, un autre Jacques Rançon »