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Faits divers – Justice

Jarny : mobilisation pour soutenir une fillette victime d’une agression sexuelle

jeudi 12 avril 2018 à 19:00 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

Une cinquantaine de personnes ont répondu, jeudi matin devant la mairie de Jarny, à l'appel de ces parents dont la fille a été agressée sexuellement par un voisin il y a presque deux ans. Après une grève de la faim, le père a obtenu une accélération du calendrier judiciaire pour le procès en appel.

Une cinquantaine de personnes réunies en soutien à la famille Siedlewski à Jarny.
Une cinquantaine de personnes réunies en soutien à la famille Siedlewski à Jarny. © Radio France - François Pelleray

Jarny, France

Le papa avait entamé une grève de la faim le week-end dernier, ce qui a permis d'avancer la date du procès en appel du voisin, ce sera le 17 mai, au lieu d'attendre en temps normal un an et demi, voire deux ans. Dans la foulée de cette nouvelle, un rassemblement s’est organisé ce jeudi matin devant l’hôtel de ville de Jarny.

Francis Siedlewski a remercié "sa famille", tous ceux qui le soutiennent avec son épouse. - Radio France
Francis Siedlewski a remercié "sa famille", tous ceux qui le soutiennent avec son épouse. © Radio France - François Pelleray

Une cinquantaine de personnes ont répondu à cet appel. Des parents, des grands-parents, des lycéens, des gens touchés par le sort de cette enfant agressée sexuellement à 8 ans, en juillet 2016. Un voisin a été condamné à un an de prison avec sursis, mais les parents de la fillette réclament désormais le départ de ce voisin. Il continue de vivre à 20 mètres de chez eux.

Je dois désormais travailler de nuit (Francis Siedlewski)

Le père de la fillette, Francis Siedlewski, a remporté une première bataille mais il veut aller jusqu'au bout de son combat : "la justice m’a entendu et je l’en remercie, c’est formidable, mais maintenant, il faut une mesure d’éloignement. J’ai dû changer mes horaires, travailler de nuit, pour être présent la journée quand ma femme travaille et ainsi qu'il y ait toujours quelqu’un à la maison". 

La mère de la fillette salue cet élan de solidarité : "on sait qu’on a du monde derrière nous et _enfin on nous croit_, parce qu’il y a encore des gens qui disent que le monsieur n’a rien fait alors qu’on a identifié son ADN dans les sous-vêtements de ma fille".

L'ADN ne suffit pas (Me Gérard Kremser)

"L’ADN ne suffit pas à établir une preuve définitive" rétorque l’avocat de ce voisin condamné, Me Gérard Kremser. "Plusieurs affaires ont montré que l’ADN devait être corroboré par un autre élément de preuve. Mon client clame donc son innocence, c’est pour cela qu’il fait appel. Je regrette que Francis Siedlewski ait fait une grève de la faim. Il a une volonté de manipuler le système judiciaire à son avantage, et ce n’est pas acceptable. Quoi qu’il arrive, je ne vois pas mon client quitter la région. Il a 70 ans, trois enfants, il est _handicapé à 95%_, il est quasiment aveugle et son logement, dans lequel il est locataire, est adapté à son handicap".