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"Je me suis réveillée fatiguée, épuisée" : la lettre de la directrice d'école de Pantin qui accuse l'Éducation nationale

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Avant de se donner la mort le week-end dernier, la directrice de l'école Méhul à Pantin (Seine-Saint-Denis) a envoyé plusieurs lettres à ses collègues pour expliquer son geste. Elle accuse sans détour l'institution et l'Éducation nationale d'être à l'origine de son malaise.

École Méhul à Pantin (Seine-Saint-Denis)
École Méhul à Pantin (Seine-Saint-Denis) © Radio France - Hajera Mohammad

"Je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée après trois semaines seulement de rentrée", écrit Christine Renon pour débuter sa lettre. Ce courrier elle l'a envoyé à au moins à une quinzaine de destinataires, notamment tous les directeurs des écoles de la commune, juste avant de se suicider, le week-end dernier dans le hall de l'école Méhul à Pantin (Seine-Saint-Denis). Elle dirigeait l'établissement depuis plusieurs années. Son corps a été découvert lundi matin.

La solitude d'une directrice d'école

Alors que certaines sources évoquent également des problèmes d'ordre personnels qui pourraient également expliquer son geste (la disparition de proches), la directrice d'école, âgée de 58 ans, célibataire et sans enfant, n'en mentionne aucun dans les lettres rendues publiques. Il n'est question que de son travail et surtout de la solitude de son poste : "Les directeurs sont seuls pour apprécier les situations (...) tout se passe dans la violence de l'immédiateté"

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Elle énumère ensuite la lourdeur de certaines tâches (administratives notamment) qui s'accumulent, l'absence de concertation notamment sur les rythmes scolaires, le manque de matériel (d'ordinateur) dans l'établissement et elle dénonce le sentiment d'abandon : "Je n'ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution".

"Elle met en cause l'institution école" - Catherine Da Silva, Snuipp-FSU 93

"Ces propos trouvent forcément un échos chez les autres directeurs qui vivent ça au quotidien", affirme Catherine Da Silva, représentante du Snuipp-FSU 93, syndicat du premier degré avec lequel militait Christine Renon. Elle a d'ailleurs envoyé une lettre au syndicat aussi, avec un courrier supplémentaire dans lequel elle explique sans détour que c'est sa situation professionnelle qui l'a poussée à bout

Je ne pensais pas que ce travail que j'ai tant aimé pourrait m'amener à cela" - Christine Renon

Le syndicat annonce qu'il va déposer une alerte sociale. Le rectorat indique avoir saisi le  Comité d'hygiène sécurité et conditions de travail (CHSCT) de l'Académie de Créteil. Le ministère de l'Éducation nationale a donné son feu vert pour une enquête administrative.

Un rassemblement est prévu ce jeudi à 18 heures devant l'école Méhul de Pantin pour rendre hommage à la directrice. 

"Ca fait trop longtemps qu'on dénonce, trop longtemps qu'on est pas écoutés"

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