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Faits divers – Justice

Simon Thirel, jugé pour l’assassinat de son ex petite amie : "Je n’ai pas prémédité cet acte dramatique"

lundi 11 juin 2018 à 21:46 Par Mélodie Viallet, France Bleu Isère

Depuis, lundi 11 juin, Simon Thirel 22 ans est jugé aux assises de Grenoble pour l’assassinat de son ex-petite copine. Julie Van Der Kleij a été tuée en 2015 à l'âge de 17 ans à Saint-Jean-de-Moirans (Isère). Au premier jour du procès, l’accusé nie la préméditation

Le palais de jutice de justice de Grenoble
Le palais de jutice de justice de Grenoble © Radio France - Xavier Demagny

Grenoble, France

Le teint extrêmement pâle, un visage d’adolescent, une chemise grise parfaitement ajustée. Dans le box des accusés, Simon Thirel est poli, calme, il répond à toutes les questions. Le jeune homme de 22 ans est jugé pendant trois jours aux assises de Grenoble pour l’assassinat de Julie Van Der Kleij. L’ex-petite amie de Simon, a été tuée le 2 octobre 2015, à l’âge de 17 ans, chez elle, au domicile familial de Saint-Jean-de Moirans (Isère). L’accusé, qui avait 19 ans à l'époque, s’était introduit chez la victime, vers 8h00 du matin alors que les deux jeunes étaient séparés depuis des mois. 

Je ne nie pas les faits qui sont dramatiques, mais je ne reconnais pas la préméditation , Simon Thirel 

Simon, reconnait avoir étranglé puis donné plusieurs coups de couteau à Julie, mais selon lui son acte n’était pas prémédité. "J’avais besoin de la voir ce matin-là, c’était viscéral" explique le jeune homme. Il parle de son ex-petite amie, comme d’une jeune fille " lumineuse" qui voulait du bien à tout le monde, il n'émet aucune critiques à son égard. Le jeune homme admet avoir été "odieux" avec Julie après leur rupture :"J’ai harcelé Julie, par message notamment, je ne voulais pas qu’elle s’éloigne de moi, j’ai été toxique, horrible".

Plusieurs proches de Julie, ont en effet raconté à la barre, que Simon était "extrêmement jaloux" et qu’il avait harcelé Julie pendant des mois après leur rupture, par message ou sur les réseaux sociaux. Il lui faisait même du chantage et menaçait la jeune fille de dévoiler des informations personnelles sur elle. 

Des troubles dépressifs graves 

Même si la personnalité du jeune homme sera étudiée en détail, ce mardi 12 juin, au premier jour de l’audience, une experte pédio-physchiatrique a déjà dressé un premier portrait de l’accusé. Depuis son enfance, il souffre de troubles psychologiques importants Depuis, ses 12 ans, il a été hospitalisé trois fois, pour de fortes angoisses, une phobie de l’école et des tentatives de suicide. Le jeune homme était sous antidépresseurs et anxiolytiques depuis son enfance. 

"On pensait que Julie l’avait sauvé" explique en pleure le père de Simon, Jean-Luc Thirel avant d'ajouter "Julie l’avait raccroché à la vie, grâce à elle il avait eu son Bac et allait mieux. J’aurais donné n’importe quoi pour qu’il me tue, moi, plutôt qu’elle."

Le verdict est attendu mercredi. Simon Thirel risque la réclusion criminelle à perpétuité.