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"Je n'ai pas voulu tuer mon fils" : à Laval, un père accusé de l'avoir intoxiqué avec de puissants médicaments

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Un homme de 54 ans est jugé par la cour d'assises de la Mayenne ce vendredi 25 juin 2021, accusé d'avoir administré des dérivés de la morphine à son garçon de dix ans en 2015, qui souffrait de troubles du comportement, et retrouvé mort chez sa mère à Saint-Mars-sur-la-Futaie.

Le tribunal correctionnel de Laval
Le tribunal correctionnel de Laval © Radio France - Thierry Ruffat

Y a-t-il eu intention de tuer l'enfant ou est-ce un surdosage accidentel de médicaments ? C'est un des enjeux de ce procès à la Cour d'Assises de la Mayenne, qui a débuté ce vendredi 25 juin 2021. Sur le banc des accusés : un homme de 54 ans, jugé pour "administration de substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner" à son fils de dix ans, le 21 octobre 2015, à Saint-Mars-sur-la-Futaie.

Les regrets du père

Ce jour-là, les pompiers et les gendarmes découvrent l'enfant inanimé sur un canapé chez sa mère. Le paternel est aussi présent car son ex-femme, partie quelques jours en vacances, lui avait demandé de le garder. Autour du corps du garçon : plusieurs plaquettes de médicaments. Ces derniers appartiennent au père notamment, qui suit un traitement très lourd après des cancers à la gorge et à la bouche. Mais alors que son enfant se plaignait de douleurs dès son réveil vers 9h du matin, "le père n'a appelé les pompiers qu'à 12h12" explique au tribunal un des gendarmes de la brigade d'Ernée qui est intervenue ce jour-là. Pourquoi avoir attendu autant de temps ? L'accusé ne répond pas franchement, dit ne pas se souvenir de tout. "Mais mon fils me manque toujours" soupire-t-il. 

Mort involontaire ?

En garde-à-vue, l'homme avoue avoir écrasé plusieurs de ses médicaments, des dérivés de la morphine, dans la soupe de son fils pour qu'il se tienne calme. Car l'enfant de dix ans est atteint de graves troubles du comportement, déscolarisé par exemple après avoir frappé sa maîtresse. À la barre ce vendredi, l'homme maintient sa version : "je lui ai donné tout ça parce que c'était plus efficace que son traitement habituel (...) mais en aucun cas je n'ai voulu tuer mon fils". 

L'accusé s'exprime avec une voix rocailleuse, très affaiblie. Cet habitant de Gorron est sous curatelle depuis plusieurs années. Une enquêtrice de personnalité raconte son parcours chaotique : abandonné à l'enfance avec ses frères et sœurs par une mère qui plaque tout pour l'Angola. Un enfant élevé par ses grands-parents en région parisienne. Un adulte accroc au cannabis et à l'alcool qui aura plusieurs enfants de mères différentes. Et des passages en prison de 1985 à 2010 pour des vols, des conduites en état d'ivresse et même du transport d'arme. 

Après la mort de son petit garçon, l'homme a tenté de mettre fin à ses jours en avalant des médicaments. "Je me suis shooté car je voulais le rejoindre, mais je n'ai pas réussi" explique le papa. Il encourt trente ans de réclusion criminelle. Le verdict sera rende le lundi 28 juin, au tribunal de Laval. 

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