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"Je ne pensais pas qu'il irait si loin", une voisine témoigne après le meurtre d'une Rennaise de 40 ans

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Par , France Bleu Armorique

Au lendemain du meurtre à l'arme blanche d'une Rennaise de 40 ans dans le quartier Maurepas à Rennes, dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 août, son compagnon est en garde à vue. D'après les premiers éléments, cet homme de 43 ans était alcoolique et frappait régulièrement sa compagne.

L'appartement où a eu lieu le féminicide dans la nuit du 19 au 20 août 2020 dans le quartier Maurepas à Rennes.
L'appartement où a eu lieu le féminicide dans la nuit du 19 au 20 août 2020 dans le quartier Maurepas à Rennes. © Radio France - Valentin Belleville

"Lorsqu'il buvait, on le voyait tout de suite. Son regard était méchant, et on voyait la peur dans celui d'Aurore." Au lendemain du meurtre d'Aurore, une Rennaise de 40 ans tuée par arme blanche dans son appartement, allée Saint-Gildas dans le quartier Maurepas, à Rennes, dans la nuit du 19 au 20 août, Antonella, une voisine, proche du couple, témoigne.

Dans la nuit du 19 au 20 août, c'est le suspect de ce féminicide qui aurait lui-même appelé les pompiers. Sur place peu avant 2h du matin, ils n'ont pu que constater le décès de la victime. Richard, le compagnon de 43 ans de la victime, a été conduit au commissariat de police et placé en garde à vue. Il a déjà été condamné pour violences conjugales en 2015.

"_Je pensais pas qu'il irait si loin, parce qu'il l'aimait beaucoup_. Il y avait des gestes d'amour, son regard changeait quant elle était à ses côtés, et qu'il était sobre. La semaine dernière ils étaient partis en vacances à Saint-Malo, ils avaient l'air d'avoir passé du bon temps ensemble. Parfois on sent les crises venir. Il boit, le ton monte pendant des jours, et puis il se met à la frapper. Là, on n'a rien vu venir", confie, émue, Antonella, locataire d'un appartement situé au premier étage de l'immeuble HLM où a eu lieu le meurtre.

"Un homme qui en impose", Antonella, une habitante de l'immeuble

Antonella, une femme également âgée de 40 ans, décrit Richard comme un homme d'un 1,90m, "qui en impose avec une sacrée voix, souvent alcoolisé et dont le regard est malsain". Toujours d'après cette voisine, il avait des comportements étranges avec les jeunes filles : "Il suivait l'adolescente de 16 ans de ma voisine, il suivait aussi ma fille du même âge. Il disait qu'il n'y avait rien de méchant, qu'il l'a surveillait pour qu'elle n'ait pas de problème."

Plusieurs signalements pour violences

Dans cet immeuble de l'allée Saint-Gildas, le suspect de 43 ans est principalement connu pour son comportement violent. Pratiquant la boxe thaïlandaise, il lui est arrivé à plusieurs reprises de sortir en tenue et de vouloir en découdre avec des jeunes du quartiers qui jouaient en bas du bâtiment : "Un jour il est descendu, avec ses gants de boxe en tenant des propos racistes contre ces jeunes de couleurs", raconte Antonella.

L'appartement a été mis sous scellé par la police.
L'appartement a été mis sous scellé par la police. © Radio France - Valentin Belleville

Ces dernières années, plusieurs voisins avaient tenté d'alerter les forces de l'ordre de son comportement : "_le problème, c'est qu'à chaque fois qu'on a appelé la police, personne n'est venu_. Ici on ne se déplace pas tant qu'il n'y a pas de sang", déplore la locataire du 1er étage.

Un couple suivi par l'hôpital psychiatrique Guillaume Reigner

Dans la vie de tous les jours, Aurore était une femme "très sympathique, et très introvertie", se rappelle Antonella en souriant. Lorsque le couple croisait leur voisine, elle était "toujours en retrait par rapport à Richard, il avait clairement l'ascendant sur elle. Elle s'écrasait quand il était là".

Quand il buvait "on les entendait se disputer, mais sobre, c'était un homme très intéressant, très cultivé, j'aimais bien discuter avec lui."

La victime avait fait une grave chute qui l'avait plongée plusieurs mois dans le coma. Depuis, d'après Antonella, elle était devenue "très sensible à la lumière, aux bruits, elle était fragile". Aurore était en phase de reconstruction,"ce qui donnait à son compagnon l'occasion de la maîtriser davantage".

Richard comme Aurore étaient tous deux suivis par les équipes de l'hôpital psychiatrique Guillaume Reigner à Rennes. Ses multiples "coups de folies des dernières années pouvaient laisser présager un tel drame", estime Antonella.

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