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"Je voulais faire du bien à ces femmes" : un thérapeute énergéticien jugé pour avoir abusé de ses clientes

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Par , , France Bleu Périgord, France Bleu

Quatre femmes accusent l'ancien gérant du château de Pauly à Chassaignes d'avoir abusé de leur état de faiblesse pour obtenir des faveurs sexuelles dans le cadre de massages thérapeutiques entre 2011 et 2013. L'homme a fait part de son incompréhension. Deux ans de prison ont été requis.

Le tribunal de Périgueux
Le tribunal de Périgueux © Radio France - Emmanuel Claverie

L'audience a duré dix heures. Dix heures pendant lesquelles les victimes, des témoins et le prévenu poursuivi pour abus de faiblesse se sont succédé à la barre pour donner leur version des faits. Ces victimes, quatre femmes, accusent l'ancien gérant du château de Pauly à Chassaigne près de Ribérac d'avoir profité de leur état de faiblesse pour obtenir des faveurs sexuelles de leur part. Les faits se sont déroulés de 2011 à 2013, le château était alors un centre de bien être. 

Cet homme aujourd'hui âgé de 62 ans proposait à ces femmes des massages thérapeutiques, qui allaient jusqu'à la pénétration. La justice n'a cependant pas retenu le qualificatif de viol, estimant qu'il n'y avait pas d'absence de consentement de la part des victimes. 

L'ancien thérapeute parle de "gestes consentis"

L'enjeu du procès de ce mardi était donc de savoir si l'accusé avait conscience de son emprise sur ses victimes. Toutes racontent le même processus d'embrigadement : elles sont fragiles en raison de difficultés familiales ou sentimentales au moment où elles rencontrent ce thérapeute qui leur promet de travailler "leur chakras" pour aller mieux. Elles racontent des séances commençant par un massage, nues de préférence, puis des incitations à la masturbation et finissent par des pénétrations. Les victimes parlent d'un sentiment de soumission

De son côté, l'ancien thérapeute fait part de son incompréhension. Il assure que ces gestes étaient consentis : "Je voulais faire du bien à ses femmes" se défend-il à la barre, sans convaincre. Après dix heures d'audience, il finit par faire part de ses regrets : "Je m'excuse si j'ai fait du mal." 

La procureur requière deux ans de prison ferme, même si la défense souligne qu'aucun élément ne prouve réellement l’assujettissement.  

Je suis très satisfaite d'avoir entendu que la justice disait ce que je ressentais, c'est-à-dire : que le chef d'inculpation n'est pas celui de viol ni d'agression sexuelle mais que c'est bien de ça dont il s'agit.

Deux victimes ont eu la force de venir au tribunal, dont Sophie Enquetile. Elle a témoigné pendant plus d'une heure et attendait beaucoup de ce procès. À la sortie, elle se dit éprouvée mais satisfaite : "La présidente a extrêmement bien présenté ce qu'il s'est passé. Je suis très satisfaite d'avoir entendu que la justice disait ce que je ressentais, c'est-à-dire : que le chef d'inculpation n'est pas celui de viol ni d'agression sexuelle mais que c'est bien de ça dont il s'agit." Et d'ajouter : "après, les peines encourues ... il y a toujours une frustration, mais le plus important c'est que cette journée se soit passée, c'était vraiment le but pour moi d'être là." 

Le tribunal doit rendre sa décision le 15 avril prochain. 

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