Faits divers – Justice

Jean-Jacques Panunzi jugé pour favoritisme

Par Patrick Rossi et Alexandre Sanguinetti, France Bleu RCFM mardi 18 octobre 2016 à 13:06

Palais de justice Bastia
Palais de justice Bastia © Radio France - Patrick Rossi

Début du procès, ce mardi 18 octobre, devant le tribunal correctionnel de Bastia, de Jean-Jacques Panunzi, François Colonna et quatre autres prévenus pour une affaire d'attribution de marchés publics.

L'ancien président du conseil départemental de corse du sud, son ancien vice-président, le directeur général des services et des chefs d'entreprises comparaissent pour une affaire d'attribution de marchés publics, tous dans la région de Vico.

L'audience de la matinée s’est résumée à une bataille de procédures. Les neuf avocats présents pour les six prévenus ont tous demandé au tribunal de constater la nullité de la procédure et notamment de l'enquête préliminaire qui renvoie les six prévenus devant la juridiction. Les raisons invoquées : une rupture du concept du contradictoire pendant l'instruction et pendant les débats.

Finalement, la présidente du tribunal a décidé de joindre l'incident au fond. C'est-à-dire que les avocats plaideront le fond comme la nullité en même temps. Mais on ne sait pas encore quand. L'audience est suspendue. Le tribunal délibère sur d'autres requêtes des avocats, à savoir des demandes d'informations complémentaires, des témoignages, des auditions, des saisies de documents ou de fichiers qu'ils estiment nécessaires aux débats.

"On nous renvoie parce que l'on soupçonne des irrégularités dans la passation de marchés publics, et les documents ne sont ni saisis, ni versés au dossier", s'étonne un défenseur. "Mon client est accusé de faux et usage de faux", précise Laura Maria Poli, avocate d'un des gérants de l'entreprise U Querciu, "mais le ministère public ne fournit pas le document, comment voulez-vous dans ces conditions que l'on se défende, on ne sait même pas de quoi on parle", s'insurge-t-elle.

"C'est un dossier d'ambiance" assène un autre défenseur, "où l'on subodore des irrégularités, mais sans élément", conclut-il.

Pour le ministère public, ces requêtes ne sont que des manœuvres dilatoires.

Le tribunal dira donc dans l'après-midi s'il fait droit ou pas aux demandes de la défense.

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