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Rentrée scolaire : "Des campagnes de vaccination dès septembre", pour une rentrée "la plus normale possible"

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Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a promis "une rentrée scolaire la plus normale possible, avec les écoles les collèges et les lycées ouverts" sauf "cas particulier", jeudi, lors d'un d'un déplacement à Chatenay-Malabry, près de Paris.

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN

Le gouvernement espère une "rentrée scolaire la plus normale possible", a confié Jean-Michel Blanquer ce jeudi. Le ministre de l'Education nationale, en déplacement dans les Hauts-de-Seine, a rappelé que l'accès aux établissements scolaires ne serait pas conditionné à la présentation d'un pass sanitaire, alors que la rentrée est prévue le 2 septembre.

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En revanche, l'Education nationale souhaite favoriser la vaccination des adolescents de plus de douze ans, qui a commencé en juin dernier suite au feu vert des autorités sanitaires.

Vaccination dans ou en dehors de l'établissement

"Nous organisons des campagnes dès le mois de septembre pour les élèves qui ne seraient pas déjà vaccinés sur une modalité d'incitation", a déclaré Jean-Michel Blanquer. "Dans certains cas", la vaccination aura lieu "dans l'établissement, dans d'autres cas ça peut être en dehors de l'établissement". Le cas échéant, le ministre a indiqué qu'il s'agira "d'un petit déplacement". "Je rappelle que la proposition de vaccination vaudra aussi pour les adultes présents - quels que soient les catégories de personnel - dans les établissements", a-t-il aussi affirmé.

"Ça pose quand même une question de légalité", s'interrogeait en juillet dernier la co-présidente de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) Nageate Belahcen. "Aujourd'hui, les parents emmènent leurs enfants se faire vacciner, ce n'est pas une autorisation qui est écrite, et là on nous explique qu’un papier signé par les parents va pouvoir faire foi pour pouvoir faire vacciner son enfant", avait-elle confié à franceinfo. "On se substitue quand même au rôle des parents aussi, sur ce volet-là, et je trouve que faire appel à ce type de barnum, géré par l’ARS, n'est pas une solution de l'Éducation nationale : nous, on confie nos enfants à l'Éducation nationale et pas au ministère de la Santé__".

Un cas de Covid en classe équivaut à un retour à la maison pour les non-vaccinés

La vaccination des élèves est un enjeu important de cette rentrée, car le protocole sanitaire défini fin juillet prévoit que seuls les collégiens (à partir de la 5ème) et lycéens non vaccinés devront suivre les cours à distance, si un cas de Covid est détecté dans leur classe. Les classes de 6ème et en écoles primaires fermeront, elles, dès le premier cas positif puisque les élèves sont trop jeunes pour être vaccinées.

La question de la vaccination de ces enfants plus jeunes reste pour le moment en suspens. "On a très envie de vacciner les enfants de moins de 12 ans mais pour vacciner il faut des études", a estimé le professeur Robert Cohen, pédiatre infectiologue à l'hôpital intercommunal de Créteil et président du Conseil national professionnel de pédiatrie, invité ce jeudi sur franceinfo. "Ces études elles ont commencé, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud sur plusieurs dizaines de milliers de malades, mais les résultats sont probablement attendus dès fin septembre pour les 6-11 ans", a précisé le professeur. 

La vaccination des moins de douze ans "n'est pas d'actualité"

"Cela ne veut pas dire que la vaccination se mettra en place fin septembre", a toutefois nuancé Robert Cohen. "Il faut que ces résultats permettent de montrer que ces vaccins sont bien tolérés, efficaces, qu'ils soient immunogènes et que ces études soient ensuite approuvées par les agences du médicament européenne et américaine et, si tout cela va dans le bon sens, on pourra envisager des programmes de vaccination." 

La vaccination des moins de 12 ans n'est "pas d'actualité", a confirmé Jean-Michel Blanquer ce jeudi. "C'est un sujet qui est regardé à l'échelle mondiale, il est évidemment très important d'avoir du recul sur ces questions", a-t-il confirmé.

Nous avons un variant qui va circuler beaucoup plus chez les enfants [...], qui sont dans l'angle mort de la vaccination - Gilles Pialoux, infectiologue

Cette situation inquiète le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Tenon à Paris Gilles Pialoux, signataire d'une tribune dans le journal Le Monde demandant "une action ferme" pour protéger les enfants d'une circulation forte de l'épidémie à la rentrée. "Nous avons un variant (delta, ndlr) beaucoup plus contagieux qui va circuler beaucoup plus chez les enfants, tout simplement parce qu'ils sont aussi dans l'angle mort de la vaccination", a prédit le médecin. Gilles Pialoux demande "des mesures additives" pour protéger les enfants, "par exemple, des détecteurs de CO2 ou des purificateurs d'air dans les salles de classe".

Plus de la moitié des adolescents français de 12 à 17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus cet été, ce qui devrait contribuer à maintenir les établissements scolaires ouverts, selon lui.

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