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Faits divers – Justice

Jihadiste présumé libéré de prison : Nicole Belloubet lance une enquête interne

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Après la libération de prison d'un jihadiste présumé suite à l'erreur d'un juge, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a lancé mercredi une enquête interne pour "identifier la raison de ce dysfonctionnement grave" afin "d'empêcher que cela ne survienne de nouveau".

Un jihadiste présumé libéré de prison par erreur (image d'illustration)
Un jihadiste présumé libéré de prison par erreur (image d'illustration) © Maxppp -

Meaux, Seine-et-Marne, France

La libération en avril 2018 d'un jihadiste présumé après une erreur d'un juge provoque de vives réactions. Cet homme doit être jugé en novembre à Paris pour complicité d'attentat à Lyon. En septembre 2014, une attaque antisémite contre le Crif avait été évitée de justesse. Depuis août 2016, le jihadiste présumé était en prison à Meaux (Seine-et-Marne). Début avril, il est remis en liberté car un juge d'instruction n'a pas renouvelé sa détention provisoire à temps. Le gouvernement veut comprendre ce qui s'est passé. De son côté, la présidente du Syndicat de la magistrature, Katia Dubreuil, estime que la justice devrait être dotée de moyens et d'outils suffisamment performants pour éviter ce genre d'erreur.  

Une enquête interne est en cours

Cette libération constitue un "dysfonctionnement grave " a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. La garde des Sceaux Nicole Belloubet a demandé une enquête interne pour "identifier les raisons de ce dysfonctionnement grave" afin "d'empêcher que cela ne survienne de nouveau".  

Selon la chancellerie, l'homme n'est pas en fuite et fait l'objet d'un contrôle judiciaire très strict. Il sera jugé à Paris aux côtés de Reda Bekhaled et de ses frères soupçonnés d'être impliqués dans le projet d'attentat de Lyon et dans une filière vers la Syrie.

Arrêté en remis en liberté une deuxième fois

En mai, le jihadiste présumé avait de nouveau été interpellé car il se trouvait en-dehors de la zone autorisée dans le cadre de son contrôle judiciaire. Il conduisait sans permis et avait des images de jihadistes armés dans son téléphone. Jugé en comparution immédiate à Meaux (Seine-et-Marne), il est ressorti libre alors que le parquet avait requis 10 mois de détention. Le parquet a fait appel et le procès devrait avoir lieu, pour ces faits, le 13 septembre à Paris.