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Dossier : Paris 2024

Saint-Denis : la justice donne son feu vert au projet d'échangeurs autoroutiers contesté par des riverains

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris

La Cour administrative d'appel de Paris a rejeté, ce jeudi 22 octobre, le recours de plusieurs associations et riverains de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) opposés à la construction d'échangeurs autoroutiers, censés mieux desservir le quartier Pleyel et le futur village olympique de Paris.

Visite autour du futur village olympique dans le quartier du carrefour Pleyel à Saint-Denis
Visite autour du futur village olympique dans le quartier du carrefour Pleyel à Saint-Denis © Maxppp - Maxppp

"On est forcément déçus", reconnaît ce jeudi soir, un membre de Vivre à Pleyel, joint par France Bleu Paris. Ce collectif de riverains avait déposer avec d'autres associations et d'autres habitants de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) un recours pour dénoncer le projet d'aménagement d'échangeurs autoroutiers.  La Cour administrative d'appel de Paris vient de rejeter leur requête.

Un risque sanitaire et écologique pour les opposants

Les opposants dénoncent un risque sanitaire et écologique. Les nuisances sonores et la pollution atmosphérique augmenteraient considérablement selon Hamid Ouidir, représentant local de la FCPE 93, qui a déposé un recours. Ce parent d'élève rappelle qu'un groupe scolaire de 700 enfants et plusieurs habitations se retrouveront"coincés" dans "un énorme nœud autoroutier" si le projet se concrétise.

Mais dans son arrêt, la Cour explique qu'"eu égard notamment aux avantages socio-économiques du projet et aux mesures prises pour les éviter et les réduire, les inconvénients relevés par les requérants (...) ne peuvent être regardés comme excessifs par rapport à l'intérêt que l'opération présente".  En novembre 2019, l'arrêté préfectoral publié déclarait alors des travaux _"d'intérêt général"_.

Un chantier "d'intérêt général" pour l'État

Ces arguments de la Cour sont totalement "incompréhensibles" pour Hamid Ouidir. "On dit quand même que la santé des enfants ne pèse pas lourd face aux avantages économiques du projet", déplore également maître Andrea Rigal-Casta. L'avocat, qui défend plusieurs riverains, s'étonne également de la rapidité à laquelle la justice s'est prononcé sur ce recours, après l'audience en référé de mai dernier : "D'habitude, ça peut prendre un an".  Au printemps dernier, la Cour avait ordonné une suspension des travaux. Cette fois-ci, elle a suivi les conclusions du ministère de la Transition écologique qui a présenté plusieurs mesures compensatoires (mur végétal, matériaux dépolluants).

Un échangeur pour mieux desservir le futur village des athlètes ?

Cette décision de justice donne le feu vert au démarrage du chantier, au niveau des quartiers Pleyel (A86) et Porte de Paris (A1). Il doit permettre notamment de fluidifier l'accès au village olympique qui sera construit en partie sur la commune de Saint-Denis. Même si ce projet n'est pas, officiellement, considéré comme un chantier olympique, le lien avec l'organisation des Jeux a été clairement établi, le 15 octobre dernier, lors d'une conférence de presse, par le président de la Solideo, la société de livraison des chantiers pour les JO de Paris. "Il y a deux enjeux pour le comité d'organisation, un enjeu d'efficacité, il faut que l'athlète arrive à l'heure (...) et un enjeu de sécurité pour les délégations très exposées (Américains, Israéliens, etc.) et donc il ne s'agit pas qu'on ait un convoi qui soit arrêté à un feu rouge", avait expliqué Nicolas Ferrand.

Les requérants ont deux mois pour contester cet arrêt de la Cour et se pourvoir en cassation. 

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