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JO 2024 : nouveau recours en justice déposé par les opposants au village des médias en Seine-Saint-Denis

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Des opposants à l'aménagement d'une partie du parc Georges-Valbon en Seine-Saint-Denis, qui doit accueillir le village des médias pour les JO 2024, ont déposé un nouveau recours en justice, lundi 22 février 2021.

Photo d'illustration parc Georges-Valbon à La Courneuve
Photo d'illustration parc Georges-Valbon à La Courneuve © Maxppp - Maxppp

Des opposants à l'aménagement d'une partie du parc départemental Georges-Valbon, en Seine-Saint-Denis, qui doit accueillir le village des médias pour les Jeux olympiques de Paris-2024, déposent un nouveau recours en justice.

Des associations et des riverains déposent un nouveau recours

Le recours, qui se double d'un référé-suspension, a été déposé lundi 22 février 2021, devant la Cour administrative d'appel de Paris, par l'antenne locale du Mouvement national de lutte pour l'environnement (MNLE 93), le Collectif pour le Triangle de Gonesse, ainsi que 36 personnes, riverains et usagers du parc, qui accusent le projet de vouloir détruire une partie de ce "poumon vert" pour construire des logements très attractifs à la place.

Ces requérants étaient déjà à l'origine d'une précédente procédure contre ce projet. Mais début février, cette même Cour avait rejeté leur pourvoi, dans lequel ils demandaient l'annulation de la cession du terrain par le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis à la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), pour 6,9 millions d'euros. 

Une étude d'impact "insuffisante" selon ces opposants

Le nouveau recours, que l'Agence France Presse a pu consulté, demande cette fois l'annulation de l'autorisation environnementale délivrée en novembre 2020 par le préfet de la Seine-Saint-Denis et qui permet de détruire les aires de certaines espèces animales protégées. Les opposants dénoncent un arrêté "illégal", pointant notamment "l'irrégularité" de la consultation publique sur le devenir de cette zone, déjà en partie bétonnée et qui accueille traditionnellement la Fête de l'Huma. 

"L'étude d'impact est très insuffisante s'agissant de l'analyse des incidences du cluster (village) des médias sur le climat", estiment-ils. Selon eux, "le seul objectif de cette opération est bien une banale et triste opération financière et accessoirement immobilière" sur 27 hectares. 

Un parc plus grand après les JO, répond le Département

De son côté, le département assure que "la qualité naturelle et paysagère de l'Aire des vents sera renforcée" et que le futur quartier "apportera une réponse concrète à la forte tension que connaît le département en matière de logement".  Il rappelle également que le parc sera agrandi par 13 hectares, actuellement inaccessibles car pollués par des hydrocarbures. 

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