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Meurtre de la joggeuse de Bouloc : "Ce n’est pas moi" dit l’accusé en ouverture du procès en appel à Albi

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Laurent Dejean est jugé depuis ce 28 juin à la cour d’appel d’Albi pour le meurtre de Patricia Bouchon, le 14 février 2011. Condamné en 2019 à 20 ans de réclusion, l’homme s’est adressé à la fille de la victime. Une déclaration dans laquelle il se dit désolé mais explique qu’il n’a rien fait.

La famille de Patricia Bouchon lors de l'ouverture du procès en appel de Laurent Dejean à Albi.
La famille de Patricia Bouchon lors de l'ouverture du procès en appel de Laurent Dejean à Albi. © Radio France - SM

Il y a deux ans, en 2019, Laurent Dejean a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Patricia Bouchon. Cette femme, qu’on a aussi appelé "la joggeuse de Bouloc", avait 49 ans. Elle avait été portée disparue alors qu’elle était partie faire son footing au petit matin du 14 février 2011. Laurent Dejean a été jugé coupable par les jurés en première instance, et ce alors que l’avocat général avait demandé la relaxe, faute de preuve.  

Le premier procès avait été très dur pour la famille notamment parce que l’accusé s’était très peu exprimé. La fille, la sœur et le mari de Patricia Bouchon espèrent comprendre mieux ce personnage pendant ce second procès de 10 jours. Ils attendent aussi des aveux de l’homme qui est très fragile psychiquement et qui prend des médicaments.

Alors qu’elle était en train de dresser le portrait de sa mère, l’accusé a interpellé Carlyne Bouchon. Une déclaration qui a surpris la fille de la victime. Alors qu’elle parle de l’amour de sa maman, de la manière dont elle faisait attention aux autres, Laurent Dejean se lève et demande l’autorisation de lui parler. "Je suis désolée pour votre mère, dit-il d’une voix claire… presque sèche. Mais ce n’est pas moi. Je ne sais pas qui c'est." 

Laurent Dejean prend la parole plusieurs fois 

Au premier procès, Laurent Dejean n’avait rien dit ou presque. Il avait été longuement interrogé à la fin. Mais il était totalement verrouillé presque absent. À Albi, pour ce procès en appel, le président l’a très vite prévenu. Il pourra s’exprimer quand il veut ou presque. Et visiblement, la stratégie a déjà payé. Alors que Carlyne Bouchon dresse le portrait de sa mère, l’accusé ressent le besoin de lui parler. Quelques minutes après, il reprend la parole. Il raconte les six ans et demi de prison. Sa souffrance, les coups qu’il a reçus en détention. "Ce n’est pas l’enfer mais pas loin" lâche-t-il. Il parle aussi de la joggeuse de Bouloc. "C’est une catastrophe qui s’est produit dans mon village. Ça m’a fait mal au cœur. Mais ce n’est pas moi. Ce n’est pas mon ADN, pas mes empreintes, pas la bonne couleur de la voiture. Ils m’ont condamné sur rien à Toulouse." 

"Il aura peut-être envie de libérer sa parole." - Carlyne Bouchon 

Une interruption qui évidemment surprend la fille de la victime. "Je ne m’y attendais pas. Peut-être qu’il a moins de médicament. Je pense qu’il a l’air plus posé. Il a aura peut-être envie de libérer sa parole." Quelques mots qui donnent envie de croire au mari de Patricia Bouchon que ce second procès sera différent. Et il espère toujours des aveux. "Il a plus parlé ce matin que lors des 12 jours du premiers procès à Toulouse. Il reste neuf jours, alors des aveux, il peut y en avoir. On attend cela. Ça fait dix ans. Et on peut arriver à nos fins, je crois." 

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