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Quatre ans après la mort de Jorel, "il y a eu un travail d'acceptation" raconte sa maman

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Cela fait quatre ans que Marilyn vit sans son fils, Jorel, retrouvé mort à Laval le 29 janvier 2016. Un procès doit avoir lieu le 12 mars prochain. Il permettra à cette maman de Cossé-le-Vivien de "passer à autre chose", mais dit-elle, "Jorel sera toujours présent".

Marilyn attend le procès du 12 mars avec impatience.
Marilyn attend le procès du 12 mars avec impatience. © Radio France - Charlotte Coutard

La chambre de Jorel n'est pas devenue un lieu interdit d'accès, un lieu de culte, c'est un lieu de vie. Elle a été refaite il y a peu, fidèle aux goûts du jeune homme. Sa mère Marilyn a accroché des photos de son fils sur l'un des murs, il y a encore sa guitare, son chapeau, ses livres, ses poèmes, sa collection de pierres, et ses peluches d'enfant.

Un jeune homme habitué à faire du stop

Jorel Prawitz est mort il y a quatre ans dans des circonstances floues, un 29 janvier, en 2016. Il avait 20 ans. Son corps avait été retrouvé sur la route qui traverse la zone de la Gaufrie à Laval, près de l'aire d'accueil des gens du voyage, Jorel est mort d'un traumatisme crânien

Le jeune homme avait été pris en stop à Laval par des membres de la communauté des gens du voyage. Il serait monté à l'arrière d'une camionnette pour rentrer chez lui, à Cossé-le-Vivien. Le conducteur affirme qu'il s'est retourné au bout de quelques minutes et que Jorel n'était plus là. Selon lui, le jeune homme aurait sauté ou serait tombé du véhicule en marche.

Je ne veux pas l'enfermer, lui qui aimait tant la liberté

Dans la chambre de Jorel, Marilyn avait fait un petit autel, avec des bougies, après la mort de son fils. Elle les a enlevées. "Depuis que j'ai refait sa chambre, c'est aussi une pièce qui sert de chambre d'amis. Je ne veux pas non plus l'enfermer dans une chambre, lui qui aimait tant la liberté", explique sa maman. Elle raconte également que Jorel était un jeune homme engagé, un amoureux de la nature et des animaux, militant dans plusieurs associations. Un jeune homme très mature pour son jeune âge.

Un long processus d'acceptation 

Quatre ans après, Marilyn a accepté la mort de son fils. Mais Jorel est toujours présent dans les conversations. "Jorel est présent mais pas toujours dans l'accident et dans les pleurs. Il est présent parce que Jorel faisait ci, Jorel pensait comme ça. On essaie d'avoir les meilleurs souvenirs possibles, c'est vrai que c'est des bons souvenirs. Même si on ne peut plus le voir, mais il est toujours présent en esprit". Pour Marilyn, ce n'est pas une question de religion mais de spiritualité.

Le témoignage de la maman de Jorel, Marilyn.

"Il y a eu un travail de fait, c'est certain, d'acceptation. Parce qu'on n'a pas le choix de toute façon. Et puis je ne suis pas d'une nature à pleurer sur moi. J'essaie de mettre du sens à tout ça, de voir au delà. Je ne veux pas m'arrêter sur les faits. Et puis pour moi Jorel est toujours là dans mon cœur, il est toujours présent. Parce que l'amour est plus fort que la mort, ça ne s'arrête pas. Il est là parce qu'on parle de lui, c'est au présent toujours. Quand on l'évoque c'est toujours avec des bons moments. C'est lui qui nous aide à vivre, et quand je pense à Jorel c'est des pensées d'amour", raconte Marilyn.

Le témoignage de la maman de Jorel, Marilyn.

Bientôt un procès, plus de quatre ans après

Marilyn ne croit pas à la version du prévenu, celle de l'accident, celle de la chute. Pour elle son fils a soit été poussé du véhicule, soit été frappé dans la camionnette. Elle estime que l'enquête a été bâclée, qu'il y avait d'autres indices, d'autres preuves à chercher et à trouver. Elle a d'ailleurs mené sa propre enquête de son côté.

Alors elle attend avec impatience le procès, plus de quatre ans après les faits. "C'est très long parce qu'on est toujours dans le questionnement. On sent qu'il y a une volonté de cacher quelque chose avec toutes les incohérences qu'il y a dans ce dossier" déclare la maman.

Pour Marilyn, le procès permettra de passer à autre chose. Mais selon elle, elle ne connaîtra jamais toute la vérité sur la mort de son fils. 

Le procès a lieu le 12 mars prochain. Un homme de 32 ans sera jugé devant le tribunal de Laval pour homicide involontaire par conducteur de véhicule terrestre à moteur.

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