Faits divers – Justice

Joseph Castelli, sénateur de Haute-Corse, mis en examen

Par Patrick Rossi et Hélène Battini, France Bleu RCFM et France Bleu jeudi 28 janvier 2016 à 15:06 Mis à jour le vendredi 29 janvier 2016 à 3:58

Joseph Castelli, le sénateur de Haute-Corse
Joseph Castelli, le sénateur de Haute-Corse © Maxppp

Joseph Castelli, le sénateur de Haute-Corse, a été mis en examen jeudi 28 janvier pour recel d'abus de biens sociaux, corruption passive, blanchiment de fraude fiscale. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Après 48 heures de garde à vue dans les locaux du commissariat de Bastia, Joseph Castelli, le sénateur de Haute-Corse, a été déféré en fin de matinée devant le juge instructeur du pôle économique et financier de Bastia, Thomas Meindl. Il a été mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux, corruption passive et blanchiment de fraude fiscale. Placé sous contrôle judiciaire, il doit s'acquitter, avant le 1er mars, d'une caution de 200.000 euros. Interdiction lui est faite, par ailleurs, de rencontrer les deux entrepreneurs, également mis en examen pour corruption active et abus de biens sociaux. La justice soupçonne des irrégularités quant au financement de la villa du sénateur, entre 2009 et 2011, sur la commune de Penta-di-Casinca. Une maison édifiée à cheval sur deux terrains, l'un appartenant à Joseph Castelli, l'autre à la SARL Brandizi promotion, du nom de l'un des deux entrepreneurs mis en cause dans cette affaire. Selon Nicolas Bessone, le procureur de la république de Bastia, "par le biais à des fausses factures, Joseph Castelli aurait bénéficié de financements pour sa villa en contrepartie de marchés publics".

Entre 2009 et 2011, période de réalisation du chantier, Joseph Castelli  était à la tète de la communauté de commune de la Casinca et maire de Penta-di-Casinc. Durant ce même temps, des marchés publics, pour des montants très importants, ont été attribués aux entreprises de Patrick Brandizi et Charles Rugani, 8 millions 500 000 euros pour le premier, 2 millions pour le second.

Joseph Castelli ainsi que les deux entrepreneurs nient les faits qui leur sont reprochés. Le sénateur de Haute-Corse reconnait néanmoins avoir bénéficier de 60 000 euros de la part de sa mère et avoir décaissé 100 000 euros, en liquide, de son commerce, du "black" selon le procureur de la république. Son avocat, Me Jean Louis Seatelli évoque des charges discutables qu'il entend bien contester tout au long de la procédure.

L'enquête se poursuit alors que le parquet entend demander au juge la saisie de la villa avec piscine estimée à un million d'euro.

 

Partager sur :