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Journée d'accès au droit en Isère : une vingtaine de "points justice" pour des consultations gratuites

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Par , France Bleu Isère

Anne Auclair-Rabinovitch, présidente du tribunal judiciaire de Grenoble, est l'invitée de France Bleu Isère ce mardi, journée d'accès au droit destinée à rendre la justice plus accessible. 24 "points justice" sont mis en place avec les différents acteurs de la justice du département.

Tous les acteurs de la justice, magistrats, avocats, associations, administration vont à la rencontre du public ce mardi 25 mai, journée de l'accès au droit. En Isère, une vingtaine de "points justice" permettront d'avoir des consultations gratuites. Une façon de rendre la justice plus proche des habitants du département, selon Anne Auclair-Rabinovitch, l'invitée de France Bleu Isère. Elle répond aux questions de Nicolas Crozel. 

Anne Auclair-Rabinovitch, vous êtes président du tribunal judiciaire de Grenoble mais également présidente du Conseil départemental d'accès au droit et c'est ça qui nous intéresse aujourd'hui, puisque c'est la journée de l'accès au droit. En quoi cela consiste, déjà ? 

Avant de commencer, merci de nous recevoir. Parce que l'idée, à travers vous, c'est véritablement d'élargir l'information, la communication sur cet accès au droit. Merci de votre participation à cet effort. L'accès au droit, c'est d'abord le droit d'accéder à la justice, la justice judiciaire, comme on l'entend le plus fréquemment. Mais au delà de ça,  c'est plus largement l'accès à tous mes droits, y compris administratifs, y compris des droits sociaux, etc..

Si on organise une journée sur l'accès au droit, ça veut dire qu'il y a des personnes qui n'ont pas accès au droit, ou qui ne connaissent pas d'ailleurs les droits auxquels ils pourraient avoir accès ?

Ça veut dire que le constat est fait depuis la loi de 1991, qu'il faut renforcer et compléter l'information sur l'accès aux droits pour ces personnes qui sont en difficulté, soit personnelle, soit parce qu'elles sont plus défavorisées. Très clairement, parce que c'est compliqué. Déjà, c'est compliqué de comprendre le domaine juridique qui est quand même obscur. Il l'est de plus en plus. Il faut bien le reconnaître. Et puis, parfois, les situations personnelles sont extrêmement complexes aussi. 

La justice, qui fait des efforts de pédagogie depuis des années. Une mesure qui fait débat actuellement, je sais pas si vous avez un avis là dessus, ou si vous pouvez me le donner, filmer des procès, c'est ce que propose le garde des Sceaux. Ça peut être une manière de faire comprendre la justice ?

Vous pensez bien que je ne vais pas pouvoir vous répondre, s'agissant d'un débat qui est en cours devant le Parlement. 

Vous avez un devoir de réserve? 

Véritablement, c'est plus que ça. On est acteurs, en ce sens qu'on applique la loi. Mais justement, la frontière, elle est là. On ne doit pas participer à l'élaboration de la loi. C'est vraiment la séparation des pouvoirs qui se joue dans la question que vous me posez. 

Vous installez, dans le cadre de cette journée d'accès au droit des stands, aujourd'hui dans différentes maisons de justice, à Grenoble, à Villefontaine, des "points justice", un peu partout dans le département, dans les CCAS, les maisons des habitants. Ce n'est pas dans les tribunaux, c'est fait exprès, parce qu'entrer dans un tribunal peut faire peur ? 

Oui, ça peut faire peur, on peut le dire. Et puis, au delà de ça, c'est aller au plus près aussi de nos concitoyens, là où ils ont l'habitude, justement, de se tourner. Éventuellement d'ailleurs, pas seulement pour demander du soutien, mais, mais aussi parce qu'ils ont leur club de bridge qui s'y trouve. Oui, ce n'est pas seulement  sortir des murs parce que ça fait peur. C'est aussi pour aller au plus près qu'on installe ces 24 points justice sur tout le territoire de l'Isère et nous serons amenés dans les années qui viennent à développer encore cette offre là où il y a très peu d'offres de service.

Ce que l'on trouve comme information aujourd'hui, par exemple, c'est une sensibilisation à la médiation de justice et aux conciliateurs de justice ? 

On trouve différents secteurs. Je pense qu'on peut dire qu'on couvre à peu près tout avec la conciliation. Tous ces petits litiges qui vont au sens premier du terme, vraiment vous compliquer, voire vous pourrir la vie, et vont me mettre en difficulté personnelle. Mais vous avez aussi de la médiation familiale. C'est toutes ces situations extrêmement parfois explosives au sein de la famille, qu'il s'agisse des parents, des enfants. Mais vous avez aussi le droit des étrangers, qui est une demande très forte toujours, et sur lesquels il convient de faire énormément d'orientation, via nos partenaires essentiels que sont les avocats. 

Les barreaux de Grenoble, Bourgoin et Vienne sont mobilisés, les associations aussi tout au long de cette journée, Miléna pour les violences faites aux femmes, le défenseur des droits, on va trouver l'essentiel de vos actions du jour sur un site Internet ? 

Oui, on trouve tout sur le site du Conseil Départemental d'Accès au Droit de l'Isère, le CDAD38. Vous allez retrouver aussi les points justice les plus proches de chez vous et toutes les permanences qui sont à votre disposition dans tous les domaines, au delà même de ce que j'ai pu vous dire ce matin. 

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