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Faits divers – Justice

Journée "justice morte" au Mans, les magistrats se joignent aux avocats

vendredi 30 mars 2018 à 19:23 Par Solène de Larquier, France Bleu Maine

Plus d'une soixantaine de magistrats et avocats se sont mobilisés ce vendredi au Mans. Les avocats ont demandé le report de toutes les audiences pour créer une journée "justice morte". Le but : dénoncer le manque de moyens et la réforme à venir.

Plus d'une soixantaine de magistrats et avocats se sont mobilisés ce vendredi au Mans.
Plus d'une soixantaine de magistrats et avocats se sont mobilisés ce vendredi au Mans. © Radio France - Solène de Larquier

Le Mans, France

Journée de justice morte ce vendredi à travers toute la France. Cette fois-ci et c'est rare, magistrats et greffiers se sont joints à la mobilisation des avocats. Au Mans, le tribunal a tourné au ralenti. Les différentes professions ont manifesté ensemble devant le tribunal de grande instance le midi. Une mobilisation en silence ou presque, pour dénoncer le manque de moyens de la justice et la réforme soutenue par le gouvernement. Selon le bâtonnier du Mans Pierre Landry, cette réforme risque d'éloigner encore plus la justice des citoyens "et entraîner une désertification des zones rurales, mais pas que". 

des tracts humoristiques ont été imprimés par les syndicats pour dénoncer la réforme de la justice à venir. - Radio France
des tracts humoristiques ont été imprimés par les syndicats pour dénoncer la réforme de la justice à venir. © Radio France - Solène de Larquier

Dans un communiqué, l'union syndicale des magistrats parle de la "Suppression des 307 tribunaux d’instance et de la fonction spécialisée de juge d’instance, organisation judiciaire illisible et éloignée du citoyen, déshumanisation de la justice, privatisation du contentieux civil".

A partir d'aujourd'hui, avocats et magistrats ont décidé de poursuivre la mobilisation à leur façon, puisqu'ils ne peuvent pas faire grève. Ils refuseront les audiences sans greffier ou en ne dépassant plus les horaires prévus pour les audiences par exemple, pour mettre en avant le manque de moyens de la justice.