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Faits divers – Justice

Jugé devant les assises de l'Hérault pour le meurtre de sa femme, il clame son innocence

lundi 14 janvier 2019 à 9:25 Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault

Les jurés de la cour d'assises de l'Hérault vont devoir juger à partir de ce lundi Abdennbi Choua, un quinquagénaire soupçonné d'avoir tué sa femme âgée de 32 ans le 17 septembre 2014 dans leur appartement du quartier La Martelle à Montpellier. Il clame son innocence.

La porte d'entrée de la cour d'assises de l'Hérault
La porte d'entrée de la cour d'assises de l'Hérault © Maxppp -

Montpellier, France

Un procès qui doit durer cinq jours débute ce lundi devant la cour d'assises de l'Hérault. Celui Abdennbi Choua, un quinquagénaire soupçonné d'avoir tué sa femme âgée de 32 ans en septembre 2014 dans leur appartement du quartier La Martelle à Montpellier. En prison depuis les faits, il se dit innocent. Le matin du drame Abdennbi Choua emmène ses enfants de 4 et 9 ans à l'école puis il se rend à la Paillade où il tient un magasin de téléphonie mobile. À midi et demi, il reçoit un appel de la maîtresse, la maman n'est pas venue chercher les enfants. Le père de famille se rend donc à l'école pour les récupérer avant et les ramener au domicile.

Un meurtre très violent

En arrivant chez lui, il constate que la porte d'entrée de l'appartement est bloquée. Il passe par le balcon et découvre son épouse  au sol dans la cuisine dans une marre de sang. Elle a été massacrée, crâne défoncé, trachée enfoncée. En panique, il appelle la police, parle d'un cambriolage mais les enquêteurs n'y croient pas malgré du linge éparpillé dans une chambre. Il n'y a pas eu d'effraction et le comportement du mari est étrange.

Pourquoi aurait il tué sa femme ? Parce qu'elle voulait le quitter, elle ne supportait pas d'être soumise. "En arrivant du Maroc elle était persuadé de vivre à l'occidental, ça n'a  pas été le cas . Sa liberté était contrôlée et ce n'est pas ce qu'elle attendait" précise Maître Martin l'avocat de la famille de la victime.

Quand serait-il passé à l'acte ? 

Selon les experts le meurtre a pu être commis entre 8h30 et 11h30 . "Il est établi qu'Abdennbi Choua était bien à son travail à 9h20 et qu'il a retiré de l'argent à la poste à 10h , un alibi en béton" estime son avocat Maitre Jean-Marc Darrigade. Problème, une  voisine est formelle, elle a vu l'accusé en voiture près de la résidence à 8h40.

Evidemment on a retrouvé son ADN sur le lieu du crime, des traces de sang sur ses vêtements, _"c'est quand je me suis penché sur le corps de ma femme explique l'accusé". C_es projections sont le signe qu'il était à côté de son épouse au moment ou le crime a été commis conclus les experts. Le verdict est attendu vendredi.

Maitre Jean-Marc Darrigade défend l'accusé. Il dénonce une erreur judiciaire.

Maître Jacques Martin avocat de la partie civile ne voit pas qui d'autres aurait pu tuer cette femme. Elle était sous le joug de son mari et voulait divorcer. Il ne l'a pas accepté .