Faits divers – Justice

Jugé à Nancy pour l'assassinat de sa locataire, il écope de 25 ans de prison

Par Nathalie Broutin et Baalouche Seina, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu vendredi 13 janvier 2017 à 19:50

Le procès a duré quatre jours devant la cour d'Assises de Meurthe-et-Moselle
Le procès a duré quatre jours devant la cour d'Assises de Meurthe-et-Moselle © Maxppp - maxpp

Après environ cinq heures de délibéré, la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy a condamné ce vendredi un ancien chauffeur de taxi à 25 ans de prison pour assassinat. L'homme a été jugé pour avoir tué une de ses locataires en la poussant par la fenêtre de son appartement en 2013 à Nancy.

À l'énoncé du verdict, l'homme dans le box des accusés n'a pas réagi. Les deux filles de la victimes se sont prises dans les bras. La cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, après cinq heures de délibéré, a condamné ce vendredi 13 janvier un ancien chauffeur de taxi à 25 ans de prison pour l'assassinat d'une femme âgée de 47 ans. Le quadragénaire s'est expliqué pendant quatre jours, accusé d'avoir frappé puis poussé par la fenêtre de son appartement de la rue de la colline à Nancy, une de ses locataires, qui ne payait pas son loyer. L'avocat général plus tôt dans la journée avait requis 18 ans de prison.

Long parcours judiciaire de plus de trois ans pour la famille de la victime

"La famille est soulagée que l'acte soit reconnu comme un assassinat ", confie Karine Laprévotte, l'avocate des parties civiles. Les filles de la victime au micro de Seina Baalouche, se sont dites " soulagées que la préméditation soit reconnue" . Pour l'avocate, "il s'agit ici d'un long parcours judiciaire de plus de trois ans". Karine Laprévotte ajoute que "la peine est pour elle adaptée aux faits, aux circonstances des faits et à la peine de la famille " .

La cour n'a pas tenu compte de l'avis d'un expert sur l'altération du discernement, selon l'avocate de la défense

Pour Dominique Boh-Petit, l'avocate du chauffeur de taxi, la peine de 25 ans de prison est "terrible", mais souvent celle que l'on obtient pour un assassinat. Selon elle, "il y avait dans ce dossier beaucoup de difficultés à déterminer la préméditation". "La cour a réussi ", ajoute-t-elle "à dire que mon client avait prémédité ce crime. Pourtant un expert", dit-elle, "a déterminé qu' au moment des faits il y avait bien altération du discernement, que l'on pouvait se poser la question sur sa lucidité mentale. Généralement" , regrette Dominique Boh-Petit la Cour doit tenir compte de cette expertise, mais elle ne l'a pas fait ici".