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Faits divers – Justice

Jugé pour avoir cassé quatre dents à un policier, son avocate dénonce des violences

vendredi 5 janvier 2018 à 20:57 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

Le procès d'un jeune homme de 20 ans, jugé pour avoir cassé quatre dents à un policier, mardi, lors d'une interpellation à Noisy-le-Grand (93) a été reporté au 26 janvier, ce vendredi à Bobigny. Son avocate a dénoncé des violences policières.

Le tribunal de Bobigny, ce vendredi
Le tribunal de Bobigny, ce vendredi © Radio France - Rémi Brancato

Noisy-le-Grand, France

Un jeune homme de 20 ans du quartier du pavé neuf, à Noisy-le-Grand, devait être jugé ce vendredi en comparution immédiate pour avoir cassé quatre dents d'un policier, le mardi 2 janvier dernier, dans le quartier du pavé neuf.  Il reconnait avoir mis un coup de tête à un agent de la BAC, lors de son interpellation. Les policiers le suspectent aussi d'avoir frappé un autre agent le 20 décembre dernier, dans la même cité, ce qu'il nie. Son avocate, Yaël Scemama, a demandé des "investigations complémentaires", en marge du renvoi, le temps de préparer la défense. Le procès a bien été renvoyé au 26 janvier mais le tribunal a rejeté la demande d'investigations. 

"Des traces de semelle sur le visage" dénonce l'avocate du jeune homme

A l'audience, elle a dénoncé des "violences" de la part des policiers qui ont interpellé le jeune homme. "Il dit avoir porté ce coup de tête en réaction aux violences dont il faisait l'objet alors qu'il s'était laissé interpellé et qu'il était menotté" explique l'avocate, qui souligne que son client s'est vu prescrire 7 jours d'interruption totale de travail (ITT). "J'ai des photos qui démontrent que nous avons des traces de semelle sur le visage, il a été jeté au sol et tiré dans les escaliers du commissariat" détaille-t-elle, soulignant un traumatisme crânien, des hématomes au visage, une hémorragie à l'oreille et une plaie suturée à la jambe.

Deux policiers blessés en moins de deux semaines

Deux policiers de la BAC se sont portés partie civile. L'un d'eux a reçu un coup de poing au visage le 20 décembre et écopé de 3 jours d'ITT. L'autre a eu quatre dents cassées le 2 janvier et 15 jours d'ITT. Ce jour-là, avec trois autres collègues de la BAC, ils interpellent le jeune homme qu'ils suspectent d'avoir frappé leur collègue 10 jours plus tôt. Mais, selon un agent proche de l'enquête, une quinzaine de jeunes s'interposent. "Une véritable bagarre" selon cette source.

Les blessures du jeune homme de 20 ans ne sont que "relatives aux conditions d'interpellation, difficiles" a expliqué à l'audience Marine Joly, l'avocate des deux policiers. Une interpellation dans "un quartier difficile dans lequel les fonctionnaires de police sont indésirables comme dans de nombreux quartiers de ce département" estime de son côté le procureur.

A l'audience, l'avocate du jeune homme a dénoncé des "violences"

L'avocate du jeune homme dénonce des "contrôles répétés, sans raison"

"On ne juge pas un contexte" répond Yaël Scemama, interrogée par France Bleu Paris, et qui dénonce pour sa part "un contexte de contrôles répétés auprès des mêmes personnes, sans raison". L'avocate du jeune homme annonce vouloir porter plainte contre les policiers auprès du parquet de Bobigny. 

Une "augmentation du nombre de fonctionnaires victimes" pour l'avocate des policiers

Quelques jours après les violences commises sur des policiers à Champigny-sur-Marne et à Aulnay-sous-Bois, l'avocate des deux policiers assure, elle, constater une "augmentation du nombre de fonctionnaires de police victimes depuis un an". Selon Marine Joly, avocate au cabinet de Frédéric Gabet, habitué de la défense des agents de police, cette affaire est "le cinquième dossier de violences sur des policiers présenté en comparution immédiate à Bobigny, depuis le 23 décembre".