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Jugé pour avoir étranglé sa compagne à Bordeaux : 15 ans requis

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Lors de son réquisitoire ce mercredi, l'avocat général a réclamé 15 ans de réclusion criminelle pour cet homme de 45 ans, jugé pour meurtre, pour avoir étranglé sa compagne à Bordeaux en octobre 2012, "pour la faire taire".

Le palais de justice de Bordeaux
Le palais de justice de Bordeaux © Radio France - Stéphanie Brossard

Le verdict est attendu dans la soirée devant la cour d'assises de Bordeaux. Un habitant du Bouscat de 45 ans comparaît depuis lundi pour avoir étranglé et tué sa compagne depuis huit ans, le 10 octobre 2012 dans sa maison du quartier Nansouty à Bordeaux.

Le dernier mot de l'accusé : "pardon'"

L'accusé a pris la parole une dernière fois avant que la cour parte délibérer. Il a renouvelé son "pardon" du premier jour du procès. Et expliqué au bord des larmes que "c'est dur d'avoir commis cet acte horrible, qu'il n'y a pas un jour où je ne pense pas à elle, aux enfants. Qu'ont me dit que j'ai voulu (sa mort), que je suis manipulateur, non. Même si tout m'accable, je n'ai pas eu cette intention. Pardon".

Les réquisitions : "l'homme qui s'aimait trop"

Lors de ses réquisitions, l'avocat général a d'abord fait une remarque aux jurés. "Après cette expérience ici aux assises, vous n'entendrez plus les infos égrainant les morts sous les coups des conjoints, les drames des violences conjugales de la même façon. Ils auront le visage de la victime, Peggy". Il a ensuite livré un portrait peu glorieux de l'accusé, de son attitude durant le procès, et des témoins venus le soutenir : "Rien ne nous a été épargné dans cette cour, avec cette galerie grotesque de témoins, dont ce copain qui lui aussi salit la victime, cet autre qui raconte combien elle était insupportable, ou la mondaine qui vient insinuer le soupçon de toxicomanie".

Et de poursuivre : "Et lui se présente comme un homme battu ! Alors qu'il est jugé pour le meurtre de sa compagne, et qu'il multiplie les conquêtes féminines !" . C'est "un esprit retord, calculateur, un égoïste forcené, qui ne s'aime que lui et c'est ce qui a provoqué le drame de ce 10 octobre 2012, car, elle lui a dit en face, l'homme qu'il est en réalité et qu'il ne veut pas admettre : un mauvais père et un mauvais compagnon. C'est l'homme qui s'aimait trop". Selon l'avocat général, l'accusé dit qu'il n'a pas voulu la tuer, mais il a "tenu son cou longuement plusieurs minutes en étant sur elle à califourchon". Il a donc "senti la vie qui quittait le corps de sa compagne, ça n'a rien d'un accident".

La plaidoirie de la Défense : "la vérité d'un couple est toujours difficile à appréhender"

Pour Maître Blal Zenasni, "il ne s'agit pas de salir la victime, mais d'éclairer le jury". "Il y a un dysfonctionnement dans ce couple et il faut en parler, sinon, on élude une partie du dossier, sachant que la vérité d'un couple est toujours le plus dur à appréhender". C'est selon elle, "un père responsable, loin de la caricature qui a été faite. Et ce n'est pas la peine de charger la barque".

Maître de Caunes poursuit : "Non il n'a pas voulu la mort. Il l'a dit devant le juge d'instruction, "je voulais qu'elle se taise, pas définitivement, et je ne sais pas ce qui m'est passé dans la tête". Nous sommes dans le drame d'une passion et aujourd'hui dans le drame d'un remord".

La plaidoirie des parties civiles : "pas une pulsion"

Plus tôt dans la matinée, Maître Benayoun, qui représente les parents de la victime, avait insisté sur le fait que "lui-seul avait choisi d'être là, devant cette cour d'assises et c'était ce 10 octobre 2012". Et ce n'était "pas une pulsion! Il y a eu entre deux et cinq minutes d'étranglement, rien n'a voir avec une gifle ! On peut toujours contrôler sa colère et sa jalousie. Sa responsabilité pénale est totale. Il a passe tout le procès à se victimiser. Il a passé son temps à se sur-victimiser alors que les parties civiles se sont sous-victimiser. Pour elles, la peine sera éternelle, pour lui, ce ne sera qu'une étape".

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