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Jugement clément pour les Gilets Jaunes auvergnats arrêtés à Orléans après des vols sur les Champs-Elysées

300 euros d'amende avec sursis ou 70 heures de travail d'intérêt général selon les cas : le tribunal correctionnel d'Orléans a prononcé des peines clémentes à l'égard des 5 Gilets Jaunes de Montluçon, interpellés en mars 2019 dans un train en possession d'objets volés sur les Champs-Elysées.

Ce sont surtout des vêtements Hugo Boss que le groupe de Gilets Jaunes de Montluçon avait "récupérés" lors de la manifestation du 16 mars 2019 à Paris sur les Champs-Elysées
Ce sont surtout des vêtements Hugo Boss que le groupe de Gilets Jaunes de Montluçon avait "récupérés" lors de la manifestation du 16 mars 2019 à Paris sur les Champs-Elysées © Maxppp - Julien Mattia

C'est sans doute la fin d'un long feuilleton judiciaire pour Carole, Nathalie, Patricia, Stéphane et Virginie, 5 habitants de Montluçon (Allier) qui avaient participé à la manifestation des Gilets Jaunes tournant au saccage des Champs-Elysées à Paris, le 16 mars 2019. Ce jour-là, ils avaient été interpellés lors du voyage retour, en gare de Fleury-les-Aubrais, près d'Orléans.

Amende avec sursis pour 4 d'entre eux

Peu discrets dans le train, ils étaient en possession d'objets issus de magasins pillés : des vêtements Hugo Boss et Celio (tee shirt, pantalons, ceinture, bas de pyjama, chaussettes, etc), un collier Swarovski, un mousseur à lait Nespresso. Des objets qu'ils avaient ramassés, sans participer au cassage : "un moment de faiblesse", avaient-ils reconnu lors du procès devant le tribunal correctionnel d'Orléans le 18 décembre dernier.

Ce lundi, le tribunal a prononcé à l'encontre des 4 femmes âgées de 29 à 60 ans une peine de 300 euros d'amende avec sursis. L'homme, âgé de 49 ans, est condamné à 70 heures de travail d'intérêt général (à effectuer d'ici 18 mois) : il était le seul, en effet, à avoir accepté à la barre le principe de ce type de peine.

Un groupe représentatif sociologiquement des Gilets Jaunes

A l'arrivée, le jugement - en-deçà du réquisitoire du procureur qui avait réclamé 105 heures de travail d'intérêt général - est plutôt clément. "On peut être partiellement satisfaits, reconnaît Me Xavier Courteille, l'un des avocats de la défense. Nous avions mis en avant l'absence de gravité des faits, l'absence de dommages réels pour ces grandes enseignes, et le profil particulier de ces personnes qui n'ont rien de délinquants. Nous plaidions la dispense de peine, donc nous n'avons pas été entendus juridiquement parlant, mais quelque part, en prononçant une peine d'avertissement, le tribunal a bien compris nos arguments."

Au RSA ou travaillant pour un salaire qui n'excède pas les 900 euros par mois, sans casier judiciaire pour la plupart, ces 5 Gilets Jaunes sont assez représentatifs de ce qu'a été le mouvement, souligne l'avocat. "Ce sont des personnes dans une situation économique difficile, qui font une démarche revendicative et qui se retrouvent prisonnières dans une manifestation qui les dépasse, puis embarquées dans une procédure judiciaire particulièrement anxiogène, alors que ce n'est pas dans leurs habitudes de vie." Le groupe de Montluçonnais devra aussi verser aux sociétés Hugo Boss et Svarowski une somme totale de 1 200 euros pour le préjudice matériel et moral, une somme qui reflète la faible valeur des objets recelés.

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