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Jugement le 2 juillet pour le négociant bordelais en vins Ginestet

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Le tribunal correctionnel de Bordeaux a requis quatre mois de prison avec sursis et de lourdes amendes à l’encontre du directeur général de la maison Ginestet, grosse entreprise de négoce sur la place bordelaise. Franck Lederer est poursuivi pour pratiques commerciales trompeuses entre 2016 et 2018.

Concours des vins et médailles en toile de fond de cette affaire. Concours des vins et médailles en toile de fond de cette affaire.
Concours des vins et médailles en toile de fond de cette affaire. © Maxppp - Maxppp

L'audience qui s'est tenue ce jeudi devant la 4ème chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux avait pour toile de fond les concours des vins et les récompenses qu'ils attribuent.

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A l’hiver 2016, la Maison Ginest décroche une médaille d’or pour un Rouge AOC Bordeaux. La question de la qualité du vin n’est pas en cause. Ce qui pose problème pour le ministère public, c’est que le négociant va en écouler plus de 3 millions de litres en 14 mois. Stock qui n’était pas disponible au moment de l’inscription au concours. Et que le vin vendu avec la fameuse médaille n’était pas identique à celui qu’avait goûté le jury.

Vin similaire mais pas identique

Franck Lederer se défend en expliquant que cette « bouteille témoin » qui a été récompensée, ses œnologues sont capables de la reproduire même si les sources d’approvisionnement sont différentes. Vin similaire donc mais pas identique et avec la même médaille, ce qui "peut donner confiance aux consommateurs", insiste la procureure qui s’étonne qu’une société installée comme la maison Ginestet ne respecte pas la réglementation.

L’avocat de la maison Ginestet s’étrangle. « Ne dites pas que mon client a trouvé un distributeur de breloques pas trop regardant ». Et s’étonne de l’absence à la barre de la société Vinipresse, organisatrice de ce concours. Pour maître Gonthier, c’était à elle d’avoir un règlement en accord avec les directives de l’administration. 

Et de comparer son client à un automobiliste qui se ferait prendre par la patrouille après avoir pourtant vu le contrôle technique de son véhicule validé par un garagiste agréé.

Le ministère public a requis quatre mois de prison et 30 000 euros avec sursis pour le dirigeant. Ainsi que 150 000 euros dont une partie avec sursis pour sa société. L'affaire a été mise en délibéré au 2 juillet.

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